Ostéoporose : un dépistage high tech

L’institut de Prévention et de Recherche sur l’Ostéoporose du CHR d’Orléans vient d’acquérir un micro-scanner périphérique à haute résolution qui évalue la densité et la microarchitecture osseuse. Des données essentielles pour le dépistage de l’ostéoporose. L'examen est recommandé aux femmes ménopausées, plus concernées par la perte de densité osseuse qui fait peser sur elles un risque accru de fracture, principale manifestation clinique de la maladie.

L’institut de Prévention et de Recherche sur l’Ostéoporose du CHR d’Orléans vient d’acquérir un micro-scanner périphérique à haute résolution qui évalue la densité et la microarchitecture osseuse. Des données essentielles pour le dépistage de l’ostéoporose. L’examen est recommandé aux femmes ménopausées, plus concernées par la perte de densité osseuse qui fait peser sur elles un risque accru de fracture, principale manifestation clinique de la maladie.

L’examen, dure quelques minutes et n’entraîne aucune douleur. Les os étudiés sont le radius, comme site non porteur (non soumis aux contraintes de la pesanteur), et le tibia comme site porteur (os soumis aux charges mécaniques quand on se tient debout). L’appareil mesure l’enveloppe de l’os (enveloppe corticale), mais aussi l’intérieur de l’os (os spongieux). Les mesures produites permettent de visualiser l’enveloppe de l’os mais aussi sa structure interne et sa microarchitecture notamment les travées osseuses.
L’appareil les caractérise par leur épaisseur, leur nombre, leur emplacement, avec une résolution d’image extrêmement fi ne (80 micron- cubes de voxels) L’examen, est pratiqué dans le service de radiologie du CHR, sur le site de Porte Madeleine, sous la responsabilité de l’IPROS, dans des conditions de sécurité.

Le CHR d’Orléans figure, à ce jour, parmi les cinq grands établissements hospitaliers français dotés d’un tel équipement (Paris, Lyon, Toulouse, Saint Etienne). Ce projet a pu voir le jour grâce au soutien du Conseil Régional et l’appui financier du FEDER (Fond Européen de développement régional) et au partenariat avec l’Inserm.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.