Palmarès 2013 du Figaro Magazine : Bordeaux 1er dans 7 spécialités

Le Palmarès des hôpitaux et cliniques du Figaro Magazine met les CHU à l’honneur dans toutes les régions. En Aquitaine, Bordeaux est classé 1er dans 7 spécialités, la chirurgie oeso-gastrique, l’AVC, la chirurgie colorectale et en cardiologie : traitement des maladies des valves, infarctus du myocarde, chirurgie coronaire et pose de pace maker. L’occasion pour les équipes du CHU de Bordeaux de rappeler leur expertise et leur rôle pionnier...

Le Palmarès des hôpitaux et cliniques du Figaro Magazine met les CHU à l’honneur dans toutes les régions. En Aquitaine, Bordeaux est classé 1er dans 7 spécialités, la chirurgie oeso-gastrique, l’AVC, la chirurgie colorectale et en cardiologie : traitement des maladies des valves, infarctus du myocarde, chirurgie coronaire et pose de pace maker. L’occasion pour les équipes  du CHU de Bordeaux de rappeler leur expertise et leur rôle pionnier…
La chirurgie oeso-gastrique s’étend de l’œsophage cervical à l’estomac. Elle couvre un vaste cadre de pathologies organiques ou fonctionnelles dominées par le cancer de l’œsophage, le cancer de la jonction oeso-gastrique et le cancer de l’estomac. Le service traite aussi des pathologies bénignes : reflux gastro-œsophagien et ses complications, achalasie de l’œsophage, diverticules de l’œsophage cervical ou thoracique, et les volumineuses hernies hiatales.« Une des pionnières  en coeliochirurgie dès 1989, l’équipe de chirurgie oeso-gastrique est reconnue pour son expertise et la qualité des soins renforcée par la présence d’une unité de réanimation  digestive » commente le Pr Denis Collet, chef de service* qui a créé un diplôme interuniversitaire de chirurgie oeso-gastrique ouvert à tous les chirurgiens en exercice.
A ce jour, la cohorte du service comprend plus de 600 interventions antireflux, 270 oesophagectomies pour cancer, 105 cures de volumineusee hernies hiatales. Ceci donne lieu à de nombreux travaux publiés dans des revues internationales et nationales.

Un AVC, Accident Vasculaire Cérébral, survient lorsque la circulation sanguine du cerveau est perturbée, soit par un vaisseau sanguin bouché, soit par une déchirure d’un vaisseau provoquant une hémorragie dans le cerveau. Les séquelles peuvent être très lourdes, pouvant aller jusqu’à une perte d’autonomie (difficultés à parler, écrire, lire, perte de mobilité, troubles de l’attention…). Pour améliorer la prise en charge en urgence, des unités neurovasculaires (UNV) ont été mises en place. Celle du CHU de Bordeaux, ouverte en 2008, fût la 1ère en Aquitaine (il en existe 7 aujourd’hui).
« Cette unité, qui bénéficie d’une forte expertise, se compose d’une équipe pluridisciplinaire travaillant en lien étroit avec le SAMU, l’équipe des urgences et l’imagerie. Le service de neuroradiologie en urgence fonctionne 24h/24 et contribue également à la réactivité de cette unité. Ainsi, en 2012, 184 patients ont bénéficié d’un traitement pour désobstruer l’artère bouchée (thrombolyse ou thrombectomie), contre 92 en 2011. De plus, les liens avec la médecine physique et réadaptation facilitent la fluidité de la filière en optimisant l’orientation des patients à la sortie. »
Pr Igor Sibon, responsable de l’UNV du CHU de Bordeaux
La chirurgie colorectale permet de traiter les cancers du colon et du rectum, les polyposes, les maladies inflammatoires de l’intestin, la diverticulose, les prolapsus, l’endométriose digestive et l’incontinence anale.
« Le CHU de Bordeaux a une expertise nationale et internationale dans ce domaine du fait du nombre important de cas traités (plus de 700 par an), de son approche multidisciplinaire et des ses techniques innovantes comme la chirurgie mini invasive et la conservation du sphincter dans les cas extrêmes de cancer du bas rectum. La notoriété vient également de la capacité de l’équipe à faire avancer la recherche dans ce domaine.
Pr Eric Rullier, chef de service de chirurgie viscérale et de transplantation hépatique du groupe hospitalier Saint-André
En cardiologie
Prise en charge multidisciplinaire des maladies des valves cardiaques
Les maladies des valves cardiaques sont en augmentation du fait du vieillissement de la population. Au niveau de la valve aortique (entre le ventricule gauche et l’aorte) cela se traduit le plus souvent par un rétrécissement. Au niveau de la valve mitrale (entre l’oreillette et le ventricule gauche) la lésion est plutôt de type fuite.
Le traitement est avant tout chirurgical :
– réparation de la valve mitrale si les conditions anatomiques le permettent, sinon chirurgie,
– chirurgie de remplacement au niveau aortique soit par prothèse biologique, soit par prothèse mécanique.
Depuis quelques années, l’implantation d’une prothèse par voie percutanée (TAVI) s’est développée et est proposée aux patients âgés dont le risque opératoire est très élevé.
« L’expertise de l’équipe du CHU de Bordeaux tient à l’organisation multidisciplinaire de la prise en charge de ces patients, l’individualisation d’une unité médicale spécifique du bilan préopératoire, la discussion en staff des stratégies à proposer pour chaque cas et à une activité très soutenue. »
Pr Raymond Roudaut, responsable de l’unité de maladie des valves cardiaques Chef de pôle cardio-thoracique
En 2012 : 750 prothèses valvulaires ont été implantées, 80 plasties mitrales ont été réalisées, ainsi que 100 TAVI (prothèse valvulaire aortique percutanée).

Urgence vitale, l’infarctus du myocarde doit bénéficier d’une prise en charge rapide et efficace. Il est en rapport avec l’occlusion permanente ou transitoire d’un vaisseau coronaire, et son traitement s’appuie sur une chaine médicalisée dans laquelle interviennent en premier lieu les médecins urgentistes et le système SAMU.
Le CHU de Bordeaux a développé depuis plus de 10 ans une structure d’accueil des urgences cardio-thoraciques (SAU), intégrée à un plateau technique médico-chirurgical sur le site de l’Hôpital Cardiologique. Ainsi, plus de 800 angioplasties sont faites sur des patients qui ont un infarctus, avec l’aide d’une équipe médicale commune au SAU et aux 3 salles de cathétérisme cardiaque.
« La collaboration étroite avec les chirurgiens cardiaques permet aujourd’hui de sauver des malades en défaillance cardiaque grave grâce aux nouvelles techniques d’assistance circulatoire. La force du CHU de Bordeaux est de rassembler en un site les compétences professionnelles de l’Urgence Coronarienne. » Pr Pierre Coste, chef de service des urgences cardiologiques et soins intensifs-cardiologies interventionnelle
La chirurgie coronaire
La maladie athéromateuse coronaire est une pathologie très fréquente caractérisée par l’obstruction progressive des artères coronaires nourricières du muscle cardiaque.
Avec le traitement purement médical, l’angioplastie avec pose de stent, la réadaptation.. la chirurgie coronaire est une des composantes du traitement de cette pathologie. Elle est proposée lorsque ces autres thérapeutiques sont non-indiquées ou épuisées. Au CHU de Bordeaux la prise en charge de la maladie coronaire est globale, multisciplinaire ; les dossiers des patients sont discutés en staff commun à tous les services concernés dans un hôpital uniquement dédié aux maladies cardiaques. Les indications à la chirurgie sont posées avec le plus grand soin.
Toutes les techniques chirurgicales sont utilisées : pontage conventionnel sous Circulation extracorporelle , miniCEC , chirurgie à cœur battant, chirurgie sous robot,… De plus nous avons largement recours à la prise en charge hybride associant la chirurgie et l’angioplastie- stent et donc cumulant leurs bénéfices.
Et de réanimation ( hémofiltration, assistance circulatoire, ventricules artificiels etc..) sont utilisées dès que c’est nécessaire à bon escient, ce qui a amélioré les résultats des  patients limites et élargi les indications à des patients jugés inopérables il y a peu de temps.
En 2012, 403 interventions de chirurgie coronaire isolée, mortalité de 2.2 %
               188 interventions de chirurgie coronaire combinée à la chirurgie de valve, (3 %)
" Ces bons résultats sont dus à la forte activité du service de chirurgie cardiaque et de réanimation post opératoire du CHU de Bordeaux (plus de 2000 patients /an toutes chirurgies cardiovasculaires confondues), à l’adaptation d’une technique à un patient et à la concertation entre des équipes hautement qualifiées." Pr Xavier Roques, chef du service de chirurgie cardiaque et vasculaire.
Pose de pace maker
En cas de trouble de la conduction électrique responsable d’un ralentissement symptomatique de la fréquence cardiaque, un stimulateur cardiaque sera implanté. Il est traditionnellement composé d’un boitier situé dans une loge pectorale et de une à 3 sondes intracardiaques en fonction de l’indication.
Plus de 600 stimulateurs cardiaques sont implantés annuellement au CHU de Bordeaux, dans les services d’électrophysiologie, de chirurgie cardiaque de l’hôpital Haut Lévêque et dans le service de cardiologie de l’hôpital Saint André, ce qui représente la plus grosse activité en France.
L’unité de stimulation cardiaque fait partie du service dirigé par le Professeur Haissaguerre spécialisé dans le traitement des troubles du rythme cardiaque. Référence internationale, ce service est à l’origine de modifications de la prise en charge des patients présentant des arythmies cardiaques, des épisodes de bradycardie ou de l’insuffisance cardiaque. Un institut de recherche récemment créé, le LIRYC, porte sur ces différents thèmes.
« Dans un avenir proche, un projet de recherche extrêmement prometteur devrait débuter dans le service. Il portera sur l’évaluation de nouveaux systèmes de stimulation dits « sans sonde » et pourrait modifier considérablement le traitement de ces patients. » Dr Pierre Bordachar, responsable de l’Unité de stimulation cardiaque et défibrillation cardiaque
En savoir plus sur les palmarès du Figaro Magazine
Les classements du Figaro Magazine publiés vendredi 21 juin 2013 portent sur 1 038 hôpitaux et cliniques. Ils retiennent les 10 premiers établissements dans 30 spécialités dans les 8  interrégions suivantes : 1.  Alsace, Lorraine, Champagne-Ardennes, 2. Midi-Pyrénées, Aquitaine, 3. Bretagne, Pays-de-Loire, Limousin, Poitou-Charentes, 4. Centre, Val-de-Loire, 5. Île-de-France, 6.  Nord, Picardie, Normandie, 7. PACA, Languedoc-Roussillon, Corse, 8. Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne, Rhône-Alpes
Le Figaro Magazine s’est  appuyé sur les dernières données disponibles produites par le ministère de la Santé (www.atih.sante.fr). Son partenaire Le Guide santé ( www.le-guide-sante.org ) a assuré l’assistance méthodologique et le retraitement des données.
Pour être retenus, les établissements devaient être crédités
– d’un score agrégé à la lutte contre les infections nosocomiales de A et B (source : www.sante.gouv.fr )
– d’ un score de qualité et de sécurité des soins établi par la haute autorité de santé selon les indicateurs suivants : tenue du dossier patient, délai d’envoi du courrier de fin d’hospitalisation,  dépistage des troubles nutritionnels, traçabilité de l’évaluation de la douleur, tenue du dossier anesthésique,  prise en charge médicamenteuse de l’infarctus du myocarde après la phase aigüe.  (source : www.has-sante.fr )
– et figurer parmi les 10 premiers en terme d’activité ; à savoir réaliser le nombre de séjours le plus important part type de prise en charge (source : www.atih.sante.fr ).
Au total le Figaro Magazine a retenu 462 structures.

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