Poitiers booste sa recherche tous azimuts pour 2017

Le CHU se donne les moyens d'une recherche florissante avec la création d'une plateforme méthodologique de biostatistiques et de data-management, un centre régional cardiovasculaire et l'acquisition de plusieurs équipements de pointe d'imagerie cérébrale et de chirurgie neuro-cardiovasculaire.
Le CHU se donne les moyens d’une recherche florissante avec la création d’une plateforme méthodologique de biostatistiques et de data-management, un centre régional cardiovasculaire et l’acquisition de plusieurs équipements de pointe d’imagerie cérébrale et de chirurgie neuro-cardiovasculaire.
Portée à la fois par Harold Astre, directeur de la recherche, et le Dr Denis Frasca, coordonnateur scientifique, la nouvelle plateforme méthodologique a pour but d’assister les chercheurs "pour aboutir à des projets qualitatifs dans le traitement des données". En pratique, le dispositif aide à la conception, la planification et le suivi des études, la gestion des données, l’analyse biostatistique et à la valorisation des projets, notamment par le biais de la publication.
Pour qu’un projet soit soutenu par la plateforme, il doit préalablement être évalué par un comité d’orientation pour décider de son niveau de priorité. Son accompagnement est ensuite envisagé, de l’élaboration à la réalisation. En novembre 2016, date de la création de la plateforme, quinze projets ont été présentés. En 2017, cette plateforme doit prendre une dimension régionale en permettant l’accès facilité à l’appui méthodologique pour les chercheurs des hôpitaux de l’ex-région Poitou-Charentes.
Imagerie cérébrale et chirurgie neuro-cardiovasculaire en première ligne
Au-delà de cet outil méthodologique, l’investissement du CHU de Poitiers dans la recherche s’illustre aussi par la construction du centre régional cardio-vasculaire et l’acquisition de plusieurs équipements de pointe. Deux équipes se sont ainsi particulièrement développées: Dactim et Prismatics. La première, émanant de l’unité CNRS/université de Poitiers "Laboratoire de mathématiques et applications", travaille sur l’imagerie cérébrale. Elle est dirigée par le Pr Rémi Guillevin, radiologue, et associe le Pr Catherine Chèze-Le Rest, médecin nucléaire. La seconde, portée par les professeurs Philippe Rigoard, neurochirurgien, et Christophe Jayle, chirurgien cardio-thoracique, est axée sur les dispositifs innovants en chirurgie neuro-cardiovasculaire.
Transplantation, thérapie cellulaire et cancérologie de pointe
L’activité de recherche du CHU a été plus largement présentée au Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur lors de sa visite, jeudi 12 janvier. D’autres axes de recherche ont été ainsi exposés au comité d’évaluation. A savoir notamment, la transplantation par le Pr Antoine Thierry, aussi bien d’organes que la thérapie cellulaire, avec un focus sur la fédération hospitalo-universitaire portée par le CHU de Poitiers avec ses partenaires de Limoges et Tours et un autre sur les amyloses. La cancérologie a par ailleurs présenté ses projets autour des cancers colo-rectaux (Pr David Tougeron), des gliomes (Pr Lucie Karayan) et des leucémies (Pr Xavier Leleu). Enfin, une place particulière a été accordée à l’émergence d’un axe en ophtalmologie (Pr Nicolas Leveziel). Dans l’ensemble, autant de projets en interaction avec les unités Inserm du site.
Un dynamisme au service de la région
Le 13 janvier, c’était au tour du CIC1402 Inserm/CHU de Poitiers de présenter son évolution en vue d’une recréation avec quatre nouveaux axes structurants.
Par ailleurs, les recherches menées en partenariat avec le fonds de dotation Aliénor ouvrent des perspectives prometteuses. "Aujourd’hui, il est important de tisser des liens avec les entreprises car nous avons un dynamisme régional à construire", souligne Harold Astre. Dans ce contexte, avec quatre projets retenus par le programme hospitalier de recherche clinique (PHRC national), une biothèque et une tumorothèque, le CHU de Poitiers maintient sa bonne position.
A l’horizon 2017, l’établissement vise d’étendre encore plus largement sa mission, avec la recherche paramédicale. Une voie de travail dont le développement est programmé grâce aux réponses à de nouveaux appels à projets.
Betty Mamane

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