Poitiers se dote d’une unité de surveillance continue (USC) de 22 lits

Entre la réanimation et les soins classiques il existe un service intermédiaire : l’unité de surveillance continue. Celle de Poitiers, d’une capacité de 22 lits accueillera ses premiers patients le 24 septembre 2012. Il s’agira de personnes dont l’état et le traitement font craindre la survenue d’une défaillance vitale et qui nécessitent une vigilance et des soins particuliers, sans pour autant relever de techniques lourdes de suppléance respiratoire.

Entre la réanimation et les soins classiques il existe un service intermédiaire : l’unité de surveillance continue. Celle de Poitiers, d’une capacité de 22 lits accueillera ses premiers patients le 24 septembre 2012. Il s’agira de personnes dont l’état et le traitement font craindre la survenue d’une défaillance vitale et qui nécessitent une vigilance et des soins particuliers, sans pour autant relever de techniques lourdes de suppléance respiratoire.
 
L’enjeu de la juste surveillance
Ce service intensif intermédiaire optimisera la gestion de la réanimation et des salles de réveil en permettant de libérer plus tôt des lits pour les malades les plus fragiles. En effet, parmi les adultes hospitalisés admis en réanimation, 20 à 40% ne nécessitent qu’une surveillance rapprochée. De même les personnes venant de subir une intervention chirurgicale majeure et dont l’état encore trop sévère ou instable empêche un retour direct dans une unité d’hospitalisation classique seront prise en charge par les professionnels médicaux et paramédicaux de ce nouveau service. Les urgences pourront également lui adresser des patients présentant des pathologies lourds. L’USC est située à proximité des unités de réanimation. 
Chacune de 22 chambres individuelles est dotée d’une colonne avec pousse-seringue électrique, système d’aspiration, moniteurs de surveillance avec accès aux examens, bilans sanguins, radios, scanner au lit du patient. Les techniques d’oxygénothérapie, de ventilation non-invasive (ventilation au masque), de nutrition artificielle et de prise en charge de la douleur sont aussi opérationnelles. La surveillance centralisée est assurée depuis le poste de soins.
La préparation de l’organisation médico-soignante de l’USC a été confiée à un groupe composé du docteur Anne Veinstein, du service de réanimation médicale, du docteur Michel Pinsard, du service de réanimation chirurgicale, et de Véronique Bescond, cadre de santé en réanimation médicale, et Christelle Plumereau, cadre de santé en réanimation chirurgicale.
« Cette unité s’inscrit dans un projet plus vaste de création d’un pôle de réanimation de 60 lits » a précisé Jean-Pierre Dewitte, directeur général du CHU lors de la visite d’inauguration qui s’est déroulée le 14 septembre 2012*. Pour ce nouveau service, le CHU a investi 2 millions d’euros en travaux et 600 000 euros en achat d’équipements et 10 postes ont été créés. « Un développement qui illustre bien la dynamique économique insufflée par le CHU à l’agglomération poitevine. » a souligné le chef d’établissement, fier d’annoncer que d’autres projets ambitieux allaient voir le jour au premier rang desquels figure le futur bâtiment neuro-cardio-vasculaire.
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*en présence d’Alain Claeys, président du conseil de surveillance, du professeur Bertrand Debaene, président de la commission médicale d’établissement, et du professeur René Robert, chef du pôle urgences, SAMU-SMUR, anesthésie, réanimations
Les unités de surveillance continue ont été imposées par les décrets n° 2002-465 et 2002-466 du 5 avril 2002 relatifs à la réanimation, aux soins intensifs et à la surveillance continue. Ces textes définissent les règles d’implantation et les conditions techniques de fonctionnement minimales auxquelles devaient se conformer les établissements de santé pour l’exercice de ces activités.

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