Une formation en CHU pour les professionnels du tatouage, pierçing et maquillage permanent

Le 20 et 22 juin 2011 s'est tenue la formation à l'hygiène destinée aux professionnels du tatouage, pierçing et maquillage permanent, dispensée par l'institut de formation des infirmiers spécialisés (Ifis). L'occasion de rappeler que le CHU de Nantes est le premier centre habilité dans l'Ouest - juillet 2009 - pour la formation des personnes "mettant en oeuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée et de perçage corporel". Prochaine session en avril 2012...

Le 20 et 22 juin 2011 s’est tenue la formation à l’hygiène destinée aux professionnels du tatouage, pierçing et maquillage permanent, dispensée par l’institut de formation des infirmiers spécialisés (Ifis). L’occasion de rappeler que le CHU de Nantes est le premier centre habilité dans l’Ouest – juillet 2009 – pour la formation des personnes "mettant en oeuvre les techniques de tatouage par effraction cutanée et de perçage corporel". Prochaine session en avril 2012…
Tatoueurs et perceurs sont en effet tenus d’acquérir certaines notions et techniques relatives à l’hygiène pour exercer leur activité dans de bonnes conditions sanitaires.  (arrêté du 12 décembre 2008 pris pour l’application de l’article R 1311-3 du code de la santé publique)
D’une durée de trois jours (21 heures), la formation inclut des apports théoriques et pratiques, des méthodes interactives (analyse de pratiques) avec des supports pédagogiques adaptés.
Il s’agit de donner aux stagiaires des bases ou des rappels concernant la législation et les précautions à prendre, par exemple lorsque la personne est affectée de certaines pathologies, et de leur enseigner les règles d’hygiène à respecter, en expliquant pourquoi: l’utilisation des désinfectants, les précautions universelles…
La formation comporte un volet sur les risques allergiques et infectieux, un autre sur la stérilisation-désinfection. Sont enseignées également aux stagiaires les règles de protection du travailleur, concernant notamment les accidents infectieux par transmission sanguine, et les obligations et recommandations vaccinales.
Enfin,  la question de l’élimination des déchets est traitée. En plus de la formation théorique, la formation pratique enseigne la procédure d’hygiène des mains, comment utiliser des gants, préparer le poste de travail, le matériel, préparer et utiliser un champ stérile, réaliser des procédures de stérilisation. En 2011, les formateurs ont inclus la conduite à tenir en cas de malaise ou choc anaphylactique et abordent les thématiques sensibilité et douleur.
Depuis 2010, plus de 120 professionnels en provenance des régions Pays de Loire, Bretagne, Normandie, Poitou-Charente et Centre ont été formés et ont obtenus une attestation transmise par la suite à l’Agence régionale de santé (ARS).
Prochaine session "tatoueurs" : les 23, 24 et 25 avril 2012 (date limite d’inscription : le 16 mars 2012).
Coût de la formation : 500 €
Les intervenants : 1 médecin du travail, 1 médecin dermatologue, des infirmières hygiénistes, 1 cadre hygiéniste formateur interne, 1 cadre infirmier anesthésiste formateur en Ifsi, 1 cadre formateur en école d’infirmiers de bloc opératoire et 1 représentant du syndicat des perceurs (SPPF)
Contact : Dominique Guilloton, cadre formateur des infirmiers de bloc opératoire – tél. 02.40.84.68.40

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.