Pseudopolyarthrite rhizomélique : une étude de niveau mondial à Brest

Le CHRU de Brest conduit depuis un an une des deux études au monde sur la pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR), une maladie inflammatoire invalidante qui touche près d’1 personne sur 1 000 en France. Les premiers résultats sont très prometteurs puisque les chercheurs entrevoient la possibilité d’utiliser un traitement alternatif efficace en cas de complication ou de contre-indication à la cortisone. Pour poursuivre les travaux soutenus par le laboratoire japonais Chugaï, le Pr Devauchelle du service de rhumatologie du CHRU de Brest recherche des patients dont la maladie vient juste d’être diagnostiquée et qui n’ont pas encore eu de traitement à la cortisone.

Le CHRU de Brest conduit depuis un an une des deux études au monde sur la pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR), une maladie inflammatoire invalidante qui touche près d’1 personne sur 1 000 en France. Les  premiers résultats sont très prometteurs puisque les chercheurs entrevoient la possibilité d’utiliser un traitement alternatif efficace en cas de complication ou de contre-indication à la cortisone. Pour poursuivre les travaux soutenus par le laboratoire japonais Chugaï, le Pr Devauchelle du service de rhumatologie du CHRU de Brest recherche des patients dont la maladie vient juste d’être diagnostiquée et qui n’ont pas encore eu de traitement à la cortisone.
La pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR)
Maladie inflammatoire atteignant les sujets âgés, la pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR), est une . Elle entraîne des enraidissements douloureux des épaules, des hanches, un amaigrissement rapide. Le seul traitement connu à ce jour est à base de cortisone et entraîne de nombreux effets secondaires pour 30% des patients traités notamment les plus âgés : ostéoporose, diabète, infections, cataracte… En moyenne, 20% des patients traités ne répondent pas au traitement.
A l’occasion de cet appel à volontaires, le CHRU de Brest rappelle la performance de ses équipes de recherche, un atout majeur pour les patients qui peuvent accéder aux traitements les plus innovants dans des délais plus courts.
A Brest, plusieurs unités INSERM se distinguent comme le Laboratoire de Traitement de l’Information Médicale (LaTIM), le laboratoire de génétique et le Centre d’Investigation Clinique classés A+ par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES). Quant à l’unité d’Immunologie, elle a été créditée d’un A, de même que l’équipe mixte du Laboratoire Universitaire de Biodiversité et d’Ecologie Microbienne (LUBEM).
Le LaTIM participe en outre à deux structures issues du Grand Emprunt : le LABEX ComIn Labs (laboratoire d’excellence sur « COMmunication and INFormation sciences Laboratories ») et l’Institut de Recherche Technologique B-COM (Réseaux et télécommunications). Au niveau international, le LATIM est associé à 3 projets européens dont le consortium Français du projet MEDIATE focalisé sur le développement des environnements interventionnels du futur (Chirurgie et radiothérapie). Au total, en 2010, les contrats signés par le LATIM ont représenté 1.7 millions €.
Le LUBEM regroupe un vivier de jeunes chercheurs, issus du domaine de la santé (Facultés de Médecine et d’Odontologie et CHRU) et de l’agroalimentaire (ESMISAB, Plouzané et IUT/UFR de Sciences, Quimper). L’approche multidisciplinaire générée par la diversité des compétences au sein du LUBEM est une originalité et une force, soulignées par les experts de l’AERES.

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