Psy Ile-de-France : un numéro vert d’orientation et de soutien pour les personnes en souffrance

Le GHU Paris psychiatrie & neurosciences, à la demande de l’Agence régionale de santé Ile-de-France et avec le concours de l’AP-HP, a créé pour les familles, leurs entourages et les personnes présentant elles-mêmes des troubles psychiques, une plateforme d’écoute à l’échelle régionale afin de leur apporter une aide sur mesure pendant la période du confinement.

Le GHU Paris psychiatrie & neurosciences, à la demande de l’Agence régionale de santé Ile-de-France et avec le concours de l’AP-HP, a créé pour les familles, leurs entourages et les personnes présentant elles-mêmes des troubles psychiques, une plateforme d’écoute à l’échelle régionale afin de leur apporter une aide sur mesure pendant la période du confinement.
Pour rappel, en Ile-de-France, 60 000 personnes ont un parent, un conjoint ou un ami qui vit avec un trouble psychique. Chez certaines personnes, l’épidémie de Covid-19 peut avoir des répercussions importantes sur la santé mentale: rupture de soins, difficulté à suivre son traitement, rechute ou encore apparition de nouveaux troubles. Plus globalement, l’impact anxiogène du contexte sanitaire nécessitait un service spécifique pour des personnes nouvellement fragilisées, en difficulté voire en rupture avec les soins.
Après 5 mois d’expérimentation, la plateforme « Psy IdF », désormais portée uniquement par le GHU Paris et toujours avec le soutien étroit de l’ARS Ile-de-France, se pérennise et devient un numéro vert d’information, d’orientation et d’écoute psychologique et psychiatrique pour tous les franciliens. La ligne d’écoute est rattachée au pôle des urgences psychiatriques de Paris : le Centre Psychiatrique d’Orientation et d’Accueil (CPOA), dirigé par le Dr Raphaël Gourevitch. 

Le 01 48 00 48 00 est un numéro gratuit, joignable de 11h à 19h 7/7

Orienter et informer : au terme d’une évaluation de la situation par un professionnel du soin psychique, des conseils, orientations, et informations sont données sur les services et prises en charge adaptées, en faisant le lien avec l’ensemble des ressources nationales et régionales existantes (Centres Médico-psychologiques, réseau libéral et non sectorisé, urgences, associations de patients, orientation médicale, psychiatrique ou sociale etc.). Cette première ligne de répondants est composée d’infirmiers psychiatriques supervisés par des médecins référents.
Conseiller, soutenir et accompagner : si l’appelant le souhaite, il peut être mis en relation via une téléconsultation avec un psychologue. En fonction du besoin, un deuxième rdv téléphonique peut être programmé. Ce recours consiste à analyser les difficultés de la personne et à l’aider à activer les ressources nécessaires pour surmonter la situation, si nécessaire en l’orientant ensuite vers les prises en charge sanitaires utiles. Cette 2ème ligne de réponse est assurée par un pool de psychologues du GHU Paris.

La plateforme, dont les locaux sont installés sur le site Sainte-Anne du GHU Paris (14ème arrondissement), mobilise des professionnels infirmiers, cadres, psychologues, et médecins psychiatres du GHU Paris.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Panneau photovoltaïque

Le CHU durable, ou la nécessité de se tourner vert l’avenir

Installation de panneaux photovoltaïques, réduction des déchets, plan d’actions quinquennal etc. Comme d’autres établissements en France, et dans une période de nécessaire appropriation de solutions durables, le CHU de Clermont-Ferrand a pris le train en marche de l’éco-responsabilité. Si beaucoup reste à faire, quelques initiatives sont déjà à mettre à son crédit.

Chirurgie de l’obésité : une nouvelle expérimentation pour accompagner les patients aux HCL

Le Centre Intégré de l’Obésité des Hospices Civils de Lyon et la clinique Les Lilas Bleus participent, aux côtés des CHU de Toulouse et de Lille, à la mise en œuvre de l’expérimentation Article 51 national « Baria-Up », pour une durée de cinq ans. Ce premier parcours d’accompagnement de longue durée pour la chirurgie de l’obésité a accueilli en février ses deux premiers patients.