Recherche et innovation : la dynamique toulousaine

« La recherche est notre chance, nous devons en être fiers ! » annonce le Pr Hélène Hanaire, présidente de la délégation à la recherche clinique et à l'innovation et chef du service de diabétologie – maladies métaboliques – nutrition. Quelques chiffres traduisent la dynamique induite par ce super outil de valorisation des travaux hospitalo-universitaires : près de trois mille patients inclus chaque année dans des essais cliniques, plus de 520 projets de recherche clinique en cours, six nouveaux projets financés au titre du PHRC national pour un montant total de 1,65 million d'euros en 2007 et trois au titre du PHRC interrégional. Autre source de contentement : l'augmentation de 27,3 % entre 2002 et 2006 de la production scientifique du CHU. Quant à son taux de publication dans les revues scientifiques de haut niveau, il est supérieur de trois points à la moyenne nationale.

« La recherche est notre chance, nous devons en être fiers ! » annonce le Pr Hélène Hanaire, présidente de la délégation à la recherche clinique et à l’innovation et chef du service de diabétologie – maladies métaboliques – nutrition. Quelques chiffres traduisent la dynamique induite par ce super outil de valorisation des travaux hospitalo-universitaires : près de trois mille patients inclus chaque année dans des essais cliniques, plus de 520 projets de recherche clinique en cours, six nouveaux projets financés au titre du PHRC national pour un montant total de 1,65 million d’euros en 2007 et trois au titre du PHRC interrégional. Autre source de contentement : l’augmentation de 27,3 % entre 2002 et 2006 de la production scientifique du CHU. Quant à son taux de publication dans les revues scientifiques de haut niveau, il est supérieur de trois points à la moyenne nationale.

Ce bilan très honorable est l’occasion de rappeler la vocation de la DRCI et son mode de fonctionnement. Cette direction conseille et soutient dans le choix, l’élaboration et la rédaction de leur projet de recherche, mais aussi dans son financement, sa conduite et sa valorisation. Une circulaire de décembre 2006 élargit désormais son champ de délégation à l’innovation. En mai 2007, la commission médicale d’établissement a fait évoluer la configuration de la DRCI en associant à la composante recherche clinique une composante innovation. Le copilotage de la DRCI est assuré par le Pr Hanaire et Mme Isabelle Dandin, directeur délégué. Le Pr Michel Soulié (urologie, cancérologie – Rangueil) et le Dr Virginie Woisard (ORL – pôle des voies respiratoires) sont plus particulièrement chargés de la composante innovation

La DRCI et ses partenaires
Quatre unités fonctionnelles sont mises à la disposition des investigateurs : analyse méthodologique et statistique, investigation clinique, monitorage (préparation et dépôt des dossiers), expertise réglementaire, juridique et éthique. Les contrats d’interface entre le CHU décloisonnent recherche fondamentale et recherche clinique. Le Centre d’investigation clinique (CIC), créé en 1994 entre le CHU et l’Inserm offre aux investigateurs du CHU une structure adaptée sur le plan pratique (locaux, personnels) et réglementaire (bonnes pratiques cliniques, loi Huriet) pour concevoir et réaliser des études de recherche clinique. Pour aller plus loin, la DRCI implique les pôles cliniques en invitant un représentant de chacun d’eux à siéger au sein de ses instances. Elle développe les interfaces avec la clinique universitaire du cancer et rend plus active la place du CHU dans l’interrégion. Aujourd’hui, elle travaille à mieux faire connaître son offre de services à la communauté médicale.

L’innovation au bénéfice de l’activité clinique
Les appels à projet dans le champ de l’innovation concernent la mise en oeuvre d’activités nouvelles, dont la pertinence et l’intérêt diagnostique et/ou thérapeutique ont été validés par une étape préalable de recherche. Avec l’appui des Merri (Missions d’enseignement, de recherche, de références et d’innovation), c’est un budget de 1,9 million d’euros sur trois ans que le CHU affectera à l’innovation. Par ailleurs, depuis 2000, le programme ministériel de soutien aux techniques innovantes et coûteuses (Stic) permet chaque année de financer des projets d’ampleur nationale présentant un impact potentiel important sur le système des soins.

La contribution du secteur privé
Le ministère de la Santé a favorisé, en mars 2007, la création d’un groupement d’intérêt public, le Cengeps (Centre national de gestion des essais des produits de santé, une association de partenaires publics et privés – hôpitaux, Inserm, Leem, entreprises du médicament). Sa mission : faciliter la coordination, la gestion des essais cliniques et leur promotion industrielle. De telles recherches sont très coûteuses en temps pour les cliniciens investigateurs, qui ont besoin de s’appuyer sur des techniciens de recherche clinique. Les fonds collectés par le Cengeps, sous forme d’une taxe payée par les industriels du médicament, contribueront à leur financement.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.