Recherche infirmière : Bordeaux n°2

Les résultats de l’appel à projets 2011 du programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP) placent le CHU de Bordeaux au 2ème rang national, derrière Paris, avec 3 projets retenus. Ce résultat témoigne de la vitalité de la recherche et de l’implication des professionnels paramédicaux du CHU de Bordeaux.

Les résultats de l’appel à projets 2011 du programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP) placent le CHU de Bordeaux au 2ème rang national, derrière Paris, avec 3 projets retenus. Ce résultat témoigne de la vitalité de la recherche et de l’implication des professionnels paramédicaux du CHU de Bordeaux.
« Au CHU de Bordeaux, la recherche en soins est un axe institutionnel stratégique. Sa structuration permet depuis 2009 de valoriser l’expertise des équipes paramédicales, d’accompagner méthodologiquement l’élaboration des projets et de permettre l’innovation dans les soins.» souligne Alain Hériaud, directeur général du CHU de Bordeaux

Focus sur les 3 projets bordelais

1- « Intérêt de l’insufflateur – exsufflateur mécanique dans la prévention de l’insuffisance respiratoire aigüe en post extubation des patients porteurs d’une neuromyopathie de réanimation (Etude Neuromie) »

Responsable de l’étude : Philippe Wibart, kinésithérapeute
La Neuromyopathie de Réanimation (NMR) est observée chez 25% des patients hospitalisés en réanimation et se caractérise par un déficit musculaire des quatre membres et des muscles respiratoires entrainant un encombrement bronchique et une toux inefficace. Par son retentissement, elle retarde l’autonomisation respiratoire. Elle peut favoriser la survenue d’une Insuffisance Respiratoire Aigüe (IRA) après l’extubation (ablation du tube mis en place dans les voies aériennes supérieures et dans la trachée permettant la ventilation) pouvant nécessiter une réintubation, prolongeant la durée de séjour et l’augmentation de la mortalité.
Le MI-E (Insufflateur-Exsufflateur mécanique) est une aide technique permettant  l’insufflation mécanique non invasive d’air suivi d’une exsufflation mécanique agissant comme un aspirateur de sécrétions trachéales.
L’étude NEUROMIE consiste à comparer l’efficacité de la prise en charge en kinésithérapie respiratoire manuelle « classique » à la même pratique associée à une aide instrumentale à la toux (par MI-E). L’étude mesure l’incidence des Insuffisances Respiratoire Aigues (IRA) dans les 48 heures post-extubation.
Pour cette étude, 240 patients atteints de Neuromyopathie de Réanimation (NMR), hospitalisés en réanimation au CHU de Bordeaux, seront inclus.

2- «  Essai clinique randomisé évaluant un programme interdisciplinaire de prévention de l’épaule hémiplégique douloureuse en phase précoce post AVC »

Responsable de l’étude : Amandine Cook, ergothérapeute
L’épaule douloureuse est une des quatre complications les plus fréquemment rencontrées après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Elle apparait dans 24 à 70% des cas. L’importance de la prévention n’est plus à justifier mais il n’y a aucun consensus sur une conduite à tenir.
L’objet du travail de cette étude se propose de suivre des patients, atteints d’Accidents Vasculaires Cérébraux, distribués au hasard en deux groupes dans l’Unité Neuro Vasculaire du CHU de Bordeaux : l’un avec une méthode de prise en charge conventionnelle et l’autre expérimentale. Les résultats obtenus dans chacun des 2 groupes seront comparés afin de déterminer si les résultats de la prise en charge expérimentale sont significativement meilleurs que les résultats de la prise en charge conventionnelle.

3- «  Impact du positionnement du dosimètre extrémités sur le suivi dosimétrique des opérateurs au cours de la préparation du 18FDG pour les examens Tep-TDM »

Responsable de l’étude : Fabien Salesses, manipulateur d’électroradiologie médicale
Le Tep-TDM constitue une technique d’imagerie fonctionnelle reposant sur l’injection d’un radiotraceur, le 18FDG, dont l’emploi implique des dispositions particulières de  radioprotection et de suivi dosimétrique du personnel.
Cette étude bi-centrique observationnelle en travail de routine, doit permettre de comparer les doses reçues par l’opérateur au cours d’un  prélèvement de 18FDG, mesurées par deux dosimètres opérationnels, placés au niveau de P1 et P3 de l’index droit.
Il doit également permettre d’évaluer les facteurs associés à cette différence de mesure et estimer l’impact sur la dosimétrie extrémités annuelle des opérateurs.
En fonction des résultats, il s’agira de contribuer à l’actualisation des recommandations pour améliorer les pratiques et la sécurité professionnelle en médecine nucléaire : adaptation des systèmes de mesure de la dosimétrie des extrémités, du poste de prélèvement et de l’organisation du travail.

En savoir plus sur le programme hospitalier  national de recherche infirmière et paramédicale

Le PHRIP apporte un soutien financier aux infirmiers et autres professions paramédicales qui souhaitent améliorer la sécurité et le confort du patient et faire évoluer les soins hospitaliers, à travers un projet de recherche en soins paramédicaux. Il s’inscrit dans le prolongement du programme hospitalier de recherche infirmière mis en place en 2010, en l’étendant aux autres «auxiliaires médicaux » tels que définis par le code de la santé publique : masseurs kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes, manipulateurs en électroradiologie médicale, par exemple.
Au titre de la campagne nationale 2011 des PHRIP, 21 projets ont été retenus sur 113 déposés. Ces études permettront :
. de fournir aux équipes hospitalières et aux décideurs des connaissances contribuant à l’amélioration des soins et des pratiques professionnelles dans les établissements de santé ;
. de valider de nouvelles méthodes de soins en objectivant l’impact des différentes pratiques.
Chaque projet sera financé par le ministère de la santé sur une période de 3 ans.

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