Reims investit dans la haute technologie

En l'espace de quelques mois le plateau d'imagerie du CHU de Reims vient d'être équipé de deux appareils extrêmement innovants : une IRM 3 Tesla et une salle d'angiographie biplan capteurs plans. Ces installations s'inscrivent dans le cadre du projet d'établissement du CHU, qui a notamment souligné le rôle de recours du CHU au sein de la région Champagne Ardenne et sa vocation à renforcer l'activité de recherche, en particulier dans le domaine de la neuroimagerie.

En l’espace de quelques mois le plateau d’imagerie du CHU de Reims vient d’être équipé de deux appareils extrêmement innovants : une IRM 3 Tesla et une salle d’angiographie biplan capteurs plans.
Ces installations s’inscrivent dans le cadre du projet d’établissement du CHU, qui a notamment souligné le rôle de recours du CHU au sein de la région Champagne Ardenne et sa vocation à renforcer l’activité de recherche, en particulier dans le domaine de la neuroimagerie.

Les IRM 3 Tesla sont pour l’instant très peu nombreuses au sein des établissements hospitaliers français. Le CHU de Reims est le cinquième établissement après l’Hôpital du Val de Grâce, les CHU de Besançon, Rennes et Dijon à se doter d’un tel équipement. L’augmentation de puissance du champ magnétique qui passe de 1,5 à 3 Tesla, permet d’obtenir une augmentation du rapport signal/bruit et donc d’améliorer la résolution spatiale et/ou temporelle des images obtenues. Ce gain permet d’améliorer les performances des séquences anatomiques de l’IRM, des séquences angiographiques et des applications avancées comme l’imagerie fonctionnelle du cerveau ou la spectroscopie par exemple, et ouvre des perspectives à l’IRM cardiaque.

L’installation d’une IRM 3 Tesla répond au double objectif de mettre à la disposition de la population champardennaise un équipement de haute performance permettant les diagnostics les plus précis et de renforcer l’activité de recherche au sein du CHU de Reims. L’acquisition de cet appareil s’est d’ailleurs faite avec le soutien du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, accordée au titre de la recherche. Une journée par semaine est consacrée exclusivement à ce domaine, principalement sur les pathologies neurologiques et psychiatriques mais également dans les applications corps entier.

La salle d’angiographie biplan est essentiellement dédiée à l’activité de radiologie interventionnelle, principalement la Neuroradiologie Interventionnelle.
La Neuroradiologie Interventionnelle, au même titre que la Neurochirurgie est typiquement une activité pour laquelle le CHU est l’établissement de recours pour la Champagne Ardenne. Le traitement des malformations vasculaires cérébrales, en particulier des anévrismes intracrâniens rompus ou non rompus, mais également des malformations artérioveineuses cérébrales, des fistules durales et autres lésions vasculaires, fait de plus en plus appel aux techniques de Neuroradiologie Interventionnelle. Ces techniques nécessitent un repérage extrêmement précis afin d’améliorer les résultats cliniques. A ce titre, un repérage dans deux plans de l’espace est de plus en plus nécessaire.

La principale caractéristique de l’appareil SIEMENS installé au CHU de Reims est de disposer de capteurs-plans, donc d’une chaîne d’imagerie entièrement numérique. Ceci permet grâce à des logiciels informatiques, d’obtenir en salle d’angiographie, des images scannographiques de contrôle per-opératoire extrêmement utiles en particulier en cas de complications et également des images de scopie 3D permettant le traitement extrêmement fin de lésions qui sont fréquemment de petite taille (quelques millimètres). Cette amélioration du repérage per-opératoire, permet d’envisager une amélioration de la qualité des résultats des interventions de Neuroradiologie Interventionnelle, ainsi que la possibilité d’élargir le champ des indications de la Neuroradiologie Interventionnelle.

L’installation sur un même site hospitalier d’une IRM 3 Tesla et d’un Biplan capteurs plans représente une première européenne. Le CHU de Reims s’efforce de se doter d’un plateau technique d’imagerie de haut niveau. « Cette politique se poursuivra dans les prochaines années par le renouvellement de l’IRM 1.5 Tesla et des scanners. D’importants efforts financiers seront consentis précisent Christiane Coudrier, Directeur Général et le Professeur Laurent Pierot, de la Fédération d’imagerie. Mais cela ne suffit pas, le développement de ces techniques dépend aussi de deux autres paramètres : la valorisation de l’activité de radiologie dans le cadre de la T2A et la démographie du personnel médical et paramédical en radiologie.»

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.