Robot chirurgical : place à la nouvelle génération

Précurseur en 2001 avec l'installation d'un premier robot chirurgical, le CHU de Nancy maintient son avance avec l'acquisition de la toute dernière version de cet androïde, le 15 janvier 2013. Les patients disposent désormais d'un éventail plus large de possibilités d’interventions. Quant au CHU, il conforte sa pôle position dans l’utilisation multidisciplinaire de l’outil : le soin, l’enseignement via l’École de Chirurgie et la recherche clinique. Le robot est placé sous la responsabilité du Pr Laurent Bresler, chef du service de Chirurgie digestive et générale, par ailleurs président de la Clinical Robotic Surgical Association (CRSA).

Précurseur en 2001 avec l’installation d’un premier robot chirurgical, le CHU de Nancy maintient son avance avec l’acquisition de la toute dernière version de cet androïde, le 15 janvier 2013. Les patients disposent désormais d’un éventail plus large de possibilités d’interventions. Quant au CHU, il conforte sa pôle position dans l’utilisation multidisciplinaire de l’outil : le soin, l’enseignement via l’École de Chirurgie et la recherche clinique. Le robot est placé sous la responsabilité du Pr Laurent Bresler, chef du service de Chirurgie digestive et générale, par ailleurs président de la Clinical Robotic Surgical Association (CRSA).
Pour Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Nancy et de la Maternité Régionale Universitaire, il était indispensable de remplacer le robot existant qui avait 12 ans et tombait en fin de maintenance. Il a proposé au Centre Alexis Vautrin de participer à cette acquisition pour en partager l’utilisation, et de le mettre à disposition également des chirurgiens de la Maternité qui fusionnera le 1er janvier 2014 avec le CHU. Il a fait le choix d’acquérir ce robot de la dernière génération avec une deuxième console pour l’enseignement et pour la recherche en chirurgie : la Faculté de Médecine de l’Université de Lorraine a été sollicitée pour participer à l’acquisition de cette console.
Coût de l’équipement : 2,3 millions d’€ financés sous la forme d’un crédit bail dans un montage financier original qui verra également le soutien conjoint de plusieurs collectivités territoriales dont la Communauté Urbaine du Grand Nancy.

Le robot adopté dans une dizaine de spécialités
L’Urologie, la Chirurgie digestive et générale, la Chirurgie cardiaque, la Chirurgie vasculaire et endoluminale, l’ORL, la Gynécologie et la Chirurgie pédiatrique… les équipes chirurgicales de ces disciplines reconnaissent les avantages de la robotique sur la chirurgie ouverte (chirurgie vasculaire, chirurgie ORL, urologie). Dans la plupart des cas, les opérateurs notent une diminution de la morbi-mortalité post-opératoire, une réduction de la durée moyenne de séjour et une amélioratin de la qualité des résultats.
Comparée à la coelioscopie, la robotique diminue la courbe d’apprentissage et permet à l’ensemble de la population de bénéficier de la technique plus sécurisée de la « chirurgie mini invasive ». Grâce au robot, il est possible de réaliser des chirurgies laparoscopiques complexes -impraticables sans cette technologie – en particulier la chirurgie des cancers du rectum, la chirurgie d’exérèse pancréatique, la chirurgie du cancer du rein et les prélèvements du rein sur donneur vivant développés actuellement au CHU de Nancy.

Équipé de la version de 1re génération depuis 2000, pour une mise en service en 2001 dans les locaux de l’Hôpital d’adultes de Brabois, le CHU de Nancy fait partie des leaders français et internationaux dans l’utilisation de la robotique chirurgicale. Depuis 2001, plus de 1 500 interventions ont été réalisées avec ce robot sur un mode multidisciplinaire. Les spécialistes lorrains ont publié des articles sur l’utilisation de la machine pour la chirurgie des surrénales et la chirurgie des prolapsus rectaux. Le CHU de Nancy est reconnu au niveau européen comme centre formateur à travers un Diplôme Inter Universitaire de chirurgie robotique (unique en France) dirigé par le Pr Jacques Hubert.

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