Robot et ergonomie du chirurgien : 1ère à Nancy

Pour renforcer la présence de la robotique à l'hôpital et l'étendre à d'autres spécialités chirurgicales, l'argument scientifique d'une ergonomie du chirurgien améliorée grâce aux robots doit être démontré. Pionnières, les équipes du CHU poursuivent leurs efforts dans le développement de la robotique chirurgicale en se lançant dans une expérimentation unique au monde. Objectif : prouver scientifiquement l'amélioration de l'ergonomie du chirurgien grâce à l'utilisation de ces robots.

Pour renforcer la présence de la robotique à l’hôpital et l’étendre à d’autres spécialités chirurgicales, l’argument scientifique d’une ergonomie du chirurgien améliorée grâce aux robots doit être démontré.
Pionnières, les équipes du CHU poursuivent leurs efforts dans le développement de la robotique chirurgicale en se lançant dans une expérimentation unique au monde. Objectif : prouver scientifiquement l’amélioration de l’ergonomie du chirurgien grâce à l’utilisation de ces robots.

La robotique chirurgicale a fait son entrée au CHU de Nancy en 2000. Cette méthode opératoire moins invasive présente de nombreux atouts pour le patient comme une convalescence raccourcie.
Contorsions, gestes douloureux, efforts de concentration à maintenir pendant plusieurs heures d’affilée, les chirurgiens sont en revanche soumis à des contraintes opératoires susceptibles d’amoindrir la qualité de leurs interventions.

L’utilisation d’un robot chirurgical change la donne : assis derrière une console, le chirurgien manipule les bras du robot à distance grâce à une manette directionnelle. Une position plus confortable, des gestes plus précis, une fatigabilité minimale, des atouts avérés « sur le terrain » par les utilisateurs avertis du CHU.
C’est pourquoi 12 chirurgiens de Nancy et de Strasbourg de spécialités différentes, se sont prêtés à une expérience en janvier 2008 au laboratoire de chirurgie expérimentale de Nancy durant 2 semaines.
Equipés d’un système de repères réfléchissant la lumière, les chirurgiens ont été filmés par des caméras infrarouges durant une intervention avec robot.
Les mouvements et postures des praticiens sont alors transcrits sur ordinateur dans une représentation virtuelle de l’espace opératoire, puis analysés. En parallèle, la fatigue musculaire est enregistrée par électromyographie. Ces données sont en outre complétées par les commentaires émis en direct par les « chirurgiens-cobayes ».

Forte d’une collaboration entre le CHU de Nancy, la Faculté de Médecine et des ingénieurs de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) spécialistes de l’ergonomie au travail, cette étude s’inscrit dans le cadre du Programme Hospitalier de Recherche Clinique (financé par le Ministère de la Santé).
En prouvant de cette manière l’intérêt de la robotique, c’est l’extension de la chirurgie robotique qui est visée avec pour développement la création d’un centre de robotique chirurgicale au CHU de Nancy.

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