Rouen-Tunis : un partenariat inspiré par le prix Nobel Charles Nicolle

L’importante délégation de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis en visite au CHU de Rouen confirme les liens étroits de solidarité qui unissent les deux partenaires. L’accord concerne tout particulièrement les services d’urologie des deux établissements. Les quatre chefs d’unités de soins du service d’urologie sont venus poursuivre le travail en binômes avec leurs collègues rouennais.

L’importante délégation de l’hôpital Charles-Nicolle de Tunis en visite au CHU de Rouen confirme les liens étroits de solidarité qui unissent les deux partenaires. L’accord concerne tout particulièrement les services d’urologie des deux établissements. Les quatre chefs d’unités de soins sont venus de Tunis poursuivre le travail en binômes avec leurs collègues rouennais.

Au programme, transferts de savoirs, étude d’organisation des soins et de prise en charge des patients. A l’issue de ces travaux, les équipes rédigeront un guide de processus de parcours du patient et d’un livret d’accueil. Cette collaboration bénéficie du soutien financier des deux Ministères de la santé.
Une coopération historique
La coopération hospitalière du CHU-Hôpitaux de Rouen avec la Tunisie trouve son origine en la personne de Charles Nicolle médecin rouennais (1866-1936)* qui a partagé sa vie entre Rouen et Tunis où il est enterré. En son hommage, les deux hôpitaux partenaires portent son nom. Une homonymie qu’ils ont transformée en partenariat dynamique. En 1981, un accord officiel de coopération entre les deux établissements était signé. Depuis, des dizaines de médecins tunisiens et des soignants de toutes disciplines ont été formés à Rouen. Et chaque année, une vingtaine de professionnels du CHU participent aux nombreuses manifestations et projets déployés sur l’autre rive de la méditerranée. 
En savoir plus sur Charles Nicolle, prix Nobel de physiologie ou médecine de 1928
Chef du laboratoire de bactériologie et de sérothérapie à la Faculté de médecine de Rouen en 1896, Charles Nicolle fonde en 1898, un sanatorium à Oissel. Connu en tant que chef du laboratoire de bactériologie et de sérothérapie à la Faculté de médecine de Rouen, il est cité référence pour ses travaux sur la lutte contre les maladies vénériennes. En 1903, il prend la direction de l’Institut Pasteur de Tunis où il conduit des études sur diverses maladies infectieuses, typhus, la brucellose, le paludisme… mettant en exergue l’existence d’« infection inapparente ». (source Wikipedia)

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