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Sclérose latérale amyotrophique (SLA) : découverte d’un nouveau marqueur, le DPA714

CHU Tours - lundi 04 mars 2013. 8519 vu(s)

La SLA se caractérise par une faiblesse musculaire lente et progressive qui va conduire à l’installation d’une paralysie des membres, d’une perte de la parole, de difficultés majeures pour s’alimenter en raison de l’atteinte des muscles intervenant dans la déglutition et enfin d’une paralysie des muscles respiratoires qui conditionne le pronostic. Cette affection ne s’accompagne pas habituellement de troubles intellectuels : le patient reste conscient tout au long de l’évolution de son état moteur. On estime que chaque jour, 4 nouveaux cas sont diagnostiqués.

Les mécanismes responsables de la mort des neurones moteurs restent inconnus mais il est clair que les phénomènes inflammatoires jouent un rôle prépondérant dans cette dégénérescence. Cette neuro-inflammation est liée à une activation de la microglie (les macrophages du système nerveux central). L’hypothèse neuro-inflammatoire repose principalement sur des études autopsiques faites à des stades avancées de la maladie.
L’imagerie TEP offre l’opportunité d’étudier la microglie chez des patients vivants grâce à l’utilisation de marqueurs spécifiques appelés radiopharmaceutiques. L’Unité Inserm 930 a mis au point un marqueur au fluor 18 de cette microglie activée, le DPA 714 grâce au cyclotron (CERRP) qui présente l’avantage d’avoir une meilleure affinité pour la microglie que ce qui était observé avec le PK11195 jusque-là considéré comme le marqueur de référence. L’équipe a pu montrer chez 10 patients SLA, l’existence d’une activation de la microglie qui dépasse les régions motrices cérébrales dans les stades précoces de la SLA.

Ce résultat qui nécessite d’être confirmé sur un plus grand échantillon, ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques orientées sur le contrôle de cette activation de la microglie. Des recherches de financement sont en cours pour mettre sur pied une grande étude dont les équipes hospitalo-universitaires tourangelles seraient les promoteurs.

L’Unité «Imagerie et Cerveau» Inserm UMR930, Université François Rabelais de Tours s’intéresse au développement cérébral normal et pathologique, de la période périnatale à l’âge adulte. Son principal objectif est la mise en place, la validation et l’utilisation en recherche clinique de méthodes d’imagerie afin d’aider à la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement et le fonctionnement du cerveau. L’unité associe 5 équipes ayant des expertises complémentaires en imagerie, en neurosciences et en recherche clinique dans les domaines du neurodéveloppement, de la neurodégénérescence et des troubles affectifs. Cette complémentarité permet une approche translationnelle des thématiques visant à développer de nouvelles méthodes de diagnostic et à promouvoir la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques

Le CHRU de Tours, centre national de compétence SLA
La reconnaissance en 2003 des centres de compétence et de référence a permis depuis lors une prise en charge multidisciplinaire définie par des recommandations avec un effet positif sur la qualité de vie des patients et des aidants. La médiane de survie des patients reste néanmoins inférieure à 36 mois.
Le CHU de Tours est l’un des 17 centres nationaux de compétence SLA.


Catégorie : CHU Tours, Recherche -Etude, Innovation, Neurologie - Neurochirurgie, Article 1

Pour plus d’information : CHU Tours


Les commentaires pour cet article :


violette, 01-07-13 15:43:
Bonjour,

Mon mari est décédé de SLA-DFT en 2010. Deux de ses frères sont décédés avant lui de SLA pure,l'un de forme bulbaire, l'autre de forme spinale. Un frère reste indemne.
Si on note que les 2 frères précédemment décédés ont été atteints par la SLA aux alentours de 45 ans, alors que mon époux, précédemment atteint de DFT (depuis de longues années, manifestement, mais sans que personne ne le soupçonne, par ignorance de l'existence même de cette pathologie- la prise de conscience ne survenant qu'"à tête reposée" des années après le décès), n'a développé la SLA qu'à 54 ans,je me pose certaines questions:
1/ le fait qu'il ait développé la DFT précédemment a-t-il retardé l'apparition des symptômes propres à la SLA?
2/ pourquoi les 3 frères ont-ils développé une forme différente de la maladie? Ne peut-on pas penser que la maladie, ou le désordre initial, est le même, mais qu'un facteur déclenchant oriente son développement vers telle ou telle forme? Ce qui pourrait signifier que le frère "indemne" serait porteur sain, faute d'avoir rencontré l'élément
décisif?
3/ mon époux, footballeur et adepte de "tout ce qui bouge" dans sa jeunesse (avec une diminution de son activité tout au long de sa vie jusqu'à ne plus bouger du tout)avait de nombreuses douleurs, et une arthrose de la hanche très avancée, ce qui lui faisait prendre TRES fréquemment des anti-inflammatoires, ainsi que, plus rarement, des myo-relaxants. Cela peut-il avoir retardé l'apparition des symptômes propres à la SLA?
4/ mon époux donnait son sang à la fois sous forme complète parce qu'il avait un excès en fer, et en plasmaphérèse parce que, m'avait-il dit, son sang était riche en anti-corps anti-tétaniques. L'un ou l'autre de ces déséquilibres peut-il avoir un rapport avec le déclenchement de la maladie (je pense au tétanos et à la spasticité de mon mari lors de l'installation de la SLA)?
5/ Qu'en est-il des patients ayant reçu le sang ou le plasma de personnes porteuses de cette maladie?
6/ le fait que, craignant pour moi-même certaines réactions d'intolérance au glutamate, j'aie toujours banni ce complément alimentaire des placards, peut-il avoir retardé l'apparition des symptômes de la SLA?

Je vous ai livré quelques-unes de mes interrogations. En croisant les doigts pour que LA solution soit trouvée rapidement (j'ai peur pour mes enfants et petits-enfants -particulièrement pour mon fils qui ressemble de plus en plus, oserai-je dire trop? à son père). Peut-être les quelques réflexions ci-dessus ouvriront-elles une petite lucarne sur l'espoir, ou apporteront-elles de l'eau à votre moulin pour suivre une piste plus qu'une autre... J'aimerais avoir apporté ma petite pierre à l'édifice.
Bon courage, et merci pour tout.


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