Sexisme : le CHU de Toulouse crée une cellule contre le harcèlement

Réagissant au signalement par des internes d'une fresque jugée "sexiste" à l'hôpital Purpan, le CHU de Toulouse "s'est saisi du dossier en créant une cellule de prévention et de lutte contre le harcèlement", rapporte Le Quotidien du Médecin...

Réagissant au signalement par des internes d’une fresque jugée "sexiste" à l’hôpital Purpan, le CHU de Toulouse "s’est saisi du dossier en créant une cellule de prévention et de lutte contre le harcèlement", rapporte Le Quotidien du Médecin…  
Début janvier, à l’hôpital Purpan, c’est une manifestation pour le retrait d’une fresque carabine jugée sexiste, situé au cœur du CHU, qui a mis le feu aux poudres. Le 11 janvier, deux étudiantes en dernière année d’internat avaient recouvert ladite fresque d’une banderole portant le message: «Ne pensez-vous pas que ceci soit du harcèlement?», estimant qu’elle représentait «une image de la femme hyperdégradante».
Soutenues par le syndicat SUD santé, les étudiantes ont dès lors monté le collectif «Jeudi onze» et adressé une lettre ouverte à la direction de l’hôpital pour demander le retrait de cette fresque et dénoncer des situations de sexisme récurrentes dans leur quotidien. Et leurs réclamations ont trouvé écho. La direction du CHU, avec le soutien de plusieurs médecins seniors, a ainsi mis en place une cellule de prévention et de lutte contre le harcèlement.

A l’écoute de tous les formes de harcèlement

«Cette cellule était au départ dédiée à la promotion de la parité au CHU car nous avions fait le constat que les femmes n’occupaient ici que des seconds rôles, confie  le Pr Alessandra Bura-Rivière, chef de service de médecine vasculaire de Purpan, au Quotidien du Médecin. Parmi les chefs de service, on compte 79% d’hommes pour 21% de femmes… Nous voulions faire bouger ces lignes. Cette commission de parité va continuer à exister mais elle ira beaucoup plus loin en réalité.» 
Grâce à ce dispositif, les victimes de toutes les formes de harcèlement peuvent désormais se signaler par mail, courrier, ou téléphone en restant anonymes si elles le souhaitent. Et des interlocuteurs avertis sont à leur écoute. Parmi eux, une représentante de la commission parité, un juriste, un représentant de la direction des affaires médicales, un médecin, un psychologue du travail, un médiateur médical…
Betty Mamane avec Le Quotidien du Médecin

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