Soleil ou pas : le cancer de la peau n’attend pas !

15 mai 2008, la 10ème journée nationale de prévention et de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau mettra l'accent sur une évolution préoccupante : le doublement en 10 ans du nombre de mélanomes dépistés dans le grand public, dû au peu d'efficacité des actions de prévention et à l'engouement des foules pour la peau bronzée. A cette occasion, le service dermatologie du CHU de Nancy rappelle l'importance de l'examen clinique complet des lésions pigmentaires et présente son organisation.

15 mai 2008, la 10ème journée nationale de prévention et de dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau mettra l’accent sur une évolution préoccupante : le doublement en 10 ans du nombre de mélanomes dépistés dans le grand public, dû au peu d’efficacité des actions de prévention et à l’engouement des foules pour la peau bronzée. Qu’il y ait du soleil ne change rien, puisque les UV délivrés en cabine ont les mêmes conséquences néfastes sur la peau.

Le service dermatologie du CHU de Nancy rappelle l’importance de l’examen clinique complet des lésions pigmentaires. Cet examen s’appuie sur la dermoscopie (aide au diagnostic des lésions pigmentées) et se poursuit, en cas de besoin de confirmation d’un éventuel problème, par un prélèvement de peau. Si nécessaire, une intervention chirurgicale sera effectuée.

L’organisation du service de dermatologie dirigé par le Pr Jean-Luc Schmutz
Installé à l’hôpital Maringer Villemin Fournier, dispose d’une salle de petite chirurgie qui permet des interventions immédiates mais en cas de chirurgie plus importante, les patients sont acheminés sur les autres plateaux du CHU. Au service dermatologie, ils bénéficient du dispositif d’annonce du Plan Cancer par un médecin et une infirmière formés à l’écoute des patients.

Dans les prochaines années, qui verront le déménagement de la dermatologie dans le nouveau bâtiment des Spécialités Médicales actuellement en construction sur le site de Brabois (horizon 2010), un nouvel équipement est attendu : le fotofinder. Grâce à cette technologie une cartographie évolutive des naevus (grains de beauté) est réalisable, d’où une efficacité accrue en terme de prévention sur les patients les plus vulnérables parce que porteurs de nombreux naevus.

Les cancers de la peau ne sont qu’une des activités de ce service équipé pour répondre à toutes les attentes des personnes qui consultent ou qui ont besoin d’une hospitalisation : la phlébologie (ulcères, brûlures, plaies diabétiques, etc.), la photothérapie (eczémas, psoriasis, vitiligo, etc.), l’allergologie (dermatite atopique, toxidermie, etc.), la cryothérapie (verrues), la vénéréologie (infections sexuellement transmissibles). Les dermatologues du CHU ont pour mission d’assurer des consultations sur différents sites : Hôpital d’enfants, Brabois adultes, Centre Alexis Vautrin et plusieurs services de moyen et long séjour et de réadaptation.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.