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Sondage ODOXA/Nehs : "La prise en charge du grand âge, une préoccupation majeure des Français"

Réseau CHU - mercredi 20 novembre 2019. 1344 vu(s)

L’accompagnement du grand âge est une préoccupation plus qu’importante pour 9 Français sur 10. Elle est même prioritaire pour 1 sur 2. Alors qu'une majorité d'entre eux se déclarent insatisfaits du traitement actuel de cette question par le gouvernement... Autant d'inquiétudes partagées avec nos voisins européens et qui transparaissent au regard des résultats du dernier sondage Odoxa pour le Groupe Nehs, réalisé sur le sujet auprès de quelque 3000 participants en France*.

68% des Français et 60% des aidants sont insatisfaits de la prise en charge du grand âge et de la dépendance en France. Et cette défaillance perçue des pouvoirs publics suscite une forte angoisse personnelle pour la population générale (68%), et plus encore pour les aidants (82%), qui se disent inquiets quant à leurs capacités actuelles ou futures à accéder à l’ensemble des services/aides dont ils pourraient avoir besoin à l’avenir. Cette inquiétude pour gérer leur vieillissement est d’ailleurs partagée par une large majorité de personnes (57%) dans pratiquement tous les pays européens.

Les problèmes de santé, principales craintes liées au vieillissement

" Les problèmes de santé constituent la principale inquiétude des Français concernant leur propre vieillesse, loin devant les problèmes de revenus ou de sécurité, pourtant souvent bien plus médiatisés", souligne Gaël Sliman, président d’Odoxa.

Contrairement aux EHPAD toujours majoritairement mal perçus (68% de mauvaise image), les personnels de santé/soignants s’occupant de personnes âgées jouissent d’une très bonne image que ce soit en établissements (60%) ou, plus encore, lorsqu’ils interviennent à domicile (79%). Cette forte dichotomie entre perception du personnel et perception de l’établissement est très française: dans la plupart des autres pays européens, l’image des établissements est un peu moins mauvaise que chez nous (+6 pts) et, inversement celle des personnels y travaillant est nettement moins bonne (-11 pts).


Si l’inquiétude sur les conséquences est si forte c’est sans doute que le niveau d’information ressenti sur les risques liés au vieillissement est, lui, bien faible: moins d’un Français sur deux se sent bien informé que ce soit sur les MCO, les troubles divers ou encore les mesures de prévention de ces risques.

Une prise en charge à domicile : le souhait d'une majorité de Français

En cas de perte d’autonomie, les Français veulent rester à leur domicile, sous-estimant le coût des EHPAD et ayant peu de connaissance sur les dispositifs d’aides existants… de toute façon, ils les supposent insuffisants et estiment que l’action des pouvoir publics est inadaptée dans ce domaine
Plus que jamais, la solution privilégiée par les Français en cas de perte de capacités physiques consisterait à adapter son domicile pour y rester. Cette attente se retrouve dans tous les grands pays européens. En revanche, cette demande de rester à domicile ne serait plus majoritaire en cas de troubles cognitifs : dans ce cas, plutôt que de rester à domicile (29%), les Français préféreraient intégrer un établissement spécialisé. Les aidants, eux, sont plus partagés à ce sujet (39% vs 39%).

Le tarif des  EHPAD jugé décourageant

Au même titre que le confort de son domicile, et la mauvaise image des EHPAD, le prix de ceux-ci constitue sans doute un important facteur explicatif incitant les Français et les Européens à préférer rester chez eux. Ainsi, la somme moyenne mensuelle que les Français seraient prêts à consentir pour aller en EHPAD est 3 fois inférieure (648 €) au tarif médian actuel (plus de 1900 €).
D’ailleurs les Français ont rarement prévu les moyens à débloquer pour faire face à ces difficultés : seulement 29% ont prévu une épargne spécifique et 10% ont souscrit une assurance dépendance. Même les aidants, plus concernés, ne sont guère plus prévoyants (36% et 22%).

Une méconnaissance des dispositifs existants

Pour ne rien arranger, 7 Français sur 10 – et plus d’1 aidant sur 2 – n’a pas connaissance des dispositifs existants concernant la prise en charge de la perte d’autonomie. En tout état de cause une majorité est persuadée que les moyens accordés à l’aide au maintien à domicile et aux établissements d’hébergement pour personnes âgées sont insuffisants.
Près de 9 Français sur 10 jugent les politiques publiques inadaptées aux défis du grand âge et de la perte d’autonomie.
Ils jugent pour la plupart ces dispositifs complexes (75%), inefficaces (67%) et difficilement accessibles (76%) …

L’avenir de la dépendance : un meilleur financement public et les nouvelles technologies

Pour une majorité de Français, le financement des actions en faveur du grand âge et de la perte d’autonomie doit relever de la solidarité nationale.
D’ailleurs, les trois-quarts des Français approuvent la création d’un «5ème risque» dédié au financement public de la prise en charge de la perte d’autonomie et du grand âge. Mais plus de 8 Français sur 10 se disent inquiets des difficultés budgétaires de nombreux départements liées au financement de l’APA et pensent qu’elles vont accentuer la fracture territoriale.

Pour 6 Français sur 10 les nouvelles technologies sont un moyen d’améliorer la santé des personnes âgées et leur accès au soin. Pour les deux-tiers des Français et les trois- quarts des médecins la santé connectée en particulier est une formidable opportunité pour l’aide au maintien à domicile des personnes âgées. Français (79%), aidants (85%) et professionnels de santé (83%) sont tous favorables à ce que soit prévu un financement spécifique des nouvelles technologies visant à aider au maintien à domicile des personnes âgées ou dépendantes.

Les aidants, acteurs majeurs et méconnus de la prise en charge de la dépendance

Un chiffre illustre la prégnance de cette question de la dépendance: 15% des Français, soit 7,8 millions de personnes, déclarent être un aidant d’une personne proche… et autant ont un proche qui est lui-même un aidant.
Les professionnels de santé sous-estiment toujours largement le nombre d’aidants familiaux en France aujourd’hui. Les médecins notamment sont 3 à 4 fois en-dessous de la réalité (moins de 2 millions contre 7,8 en réalité). Les infirmières et aides-soignantes sont nettement plus proches de la vérité.
Les aidants s’occupent le plus souvent d’un de leurs parents… mais une fois sur cinq c’est de leur conjoint qu’ils prennent soin. 83% des aidants ne bénéficient d’aucun dédommagement ni rémunération au titre de leur activité d’aidant
Les nouvelles technologies peuvent les aider dans leur tâche. Deux en particulier sont jugées extrêmement utiles par les aidants pour accompagner les personnes âgées dépendantes : les alertes automatiques en cas de problème de santé et la télésurveillance médicale. Confirmant la perception des Français sur la trop faible aide de l’Etat, 7 aidants sur 10 s’estiment mal aidés par les pouvoirs publics.

Les soignants et le médecin généraliste au 1er rang des personnes de confiance

Les auxiliaires de vie et les aides-soignant(e)s, sont deux professions qui jouissent d’une très bonne image globale. Notre crible d’image détaillée le confirme et/mais souligne combien les Français pensent que ces personnes se sacrifient sans avoir la reconnaissance ou le salaire qu’elles méritent.
Le « MG » aussi est un acteur indétrônable. Alors qu’il est déjà au cœur de notre système, les Français sont une large majorité (58%) à penser que la place du médecin généraliste libéral n’est pas encore assez importante. Nous sommes même, de loin, les plus demandeurs en Europe d’une place accrue du MG dans le système.
Le fait que le «médecin traitant» soit au cœur de notre système de santé est en effet perçu comme une force par les trois-quarts de nos concitoyens… que ce soit pour les patients (âgés ou non) et l’ensemble de notre système.

Une majorité favorable aux «pratiques avancées»

Leur confiance dans le MG n’empêche pas les Français d’approuver largement les «pratiques avancées»: 79% y sont favorables.

Les Français sont «POUR» l’accentuation de la pratique avancée des infirmier(e)s, des pharmaciens et des autres professions paramédicales.
Ainsi, 77% des Français (et 82% des aidants) sont d’accord pour qu’un(e) infirmier(e) administre un acte médical jusqu’alors obligatoirement réalisé par un médecin. Plus spécifiquement, concernant la dépendance, 83% de nos concitoyens pensent que développer les pratiques avancées sera utile pour aider au soin et au maintien à domicile des personnes âgées et dépendantes.

Betty Mamane

*Enquête réalisée auprès de 1002 Français représentatifs de la population, 477 aidants familiaux et 1407 professionnels de santé


Catégorie : A la une, Publication - Communication, Gériatrie - Gérontologie - Alzheimer, Gestion - Budget - Performance, Newsletter 1018 - 26/11/2019


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Mis à jour le :  08-12-2019