Sylvie Legoupi a saisi l’humain dans les soins : reportage photo en hémato

En septembre dernier, Sylvie Legoupi, photographe nantaise, a réalisé au sein du service d’hématologie du CHU de Nantes un reportage dont une image est exposée aux États-Unis. Photographe autodidacte, Sylvie Legoupi s’est immergée dans le monde hospitalier un peu par hasard : souhaitant « tester ses capacités d’adaptation dans un contexte difficile touchant la vulnérabilité de l’humain », elle s’est dirigée vers des services de soins. «Fantastique laboratoire humain»...

En septembre dernier, Sylvie Legoupi, photographe nantaise, a réalisé au sein du service d’hématologie du CHU de Nantes un reportage dont une image est exposée aux États-Unis. Photographe autodidacte, Sylvie Legoupi s’est immergée dans le monde hospitalier un peu par hasard : souhaitant « tester ses capacités d’adaptation dans un contexte difficile touchant la vulnérabilité de l’humain », elle s’est dirigée vers des services de soins. «Fantastique laboratoire humain», l’hôpital lui a permis de grandir professionnellement et d’aborder ses reportages avec une sensibilité supplémentaire.
À travers ses clichés pris dans le service d’hématologie, la photographe a souhaité mettre en lumière les compétences humaines des soignants, leur aptitude à prodiguer des gestes de réconfort. Ses portraits en noir et blanc montrent que la dimension technique, certes indispensable dans un hôpital, n’est pas la seule prédominante et que la dimension humaine et tactile, même si elle y parait plus discrète, fait aussi partie intégrante des valeurs des soins.
Ce reportage a été vécu comme un projet très riche, à la fois marque de reconnaissance pour le personnel, œuvre aboutie pour la photographe, et expérience unique pour les patients qui ont accepté de se faire photographier.
Pour découvrir le travail de la photographe : http://www.legoupiphotographie.com

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.