Thorax en entonnoir : Montpellier place la barre haut

Montpellier est le seul établissement du Languedoc-Roussillon à proposer une solution aux patients souffrant de la malformation appelée « thorax en entonnoir ». Cette déformation du sternum et des côtes forme un creux important au niveau du thorax. Pour la corriger, le Dr Jean-Philippe Berthet et le Pr Charles-Henri Marty-Ané (service de chirurgie thoracique et vasculaire) utilisent depuis 3 ans la méthode de Nuss. Une barre placée dans le thorax du patient repousse le sternum vers l'avant. C'est impressionnant mais les résultats sont immédiats et probants. Montpellier est un des leaders français dans ce domaine.

Montpellier est le seul établissement du Languedoc-Roussillon à proposer une solution aux patients souffrant de la malformation appelée « thorax en entonnoir ». Cette déformation du sternum et des côtes forme un creux important au niveau du thorax. Pour la corriger, le Dr Jean-Philippe Berthet et le Pr Charles-Henri Marty-Ané (service de chirurgie thoracique et vasculaire) utilisent depuis 3 ans la méthode de Nuss. Une barre placée dans le thorax du patient repousse le sternum vers l’avant. C’est impressionnant mais les résultats sont immédiats et probants. Montpellier est un des leaders français dans ce domaine.

Pectus Excavatum, qu’est ce que c’est ?
Pectus Excavatum est le nom scientifique de thorax en entonnoir. Cette malformation qui concerne un enfant sur 400 à la naissance, correspond à un creux dans la partie médiane du thorax qui crée une asymétrie au niveau des pectoraux. Dans la majorité des cas, cette malformation se résorbe seule dans la 1ière année de vie. Pour 1/3 des patients, elle grandit et se développe pendant l’adolescence. Au delà d’un complexe physique qui entraîne un mal être psychologique grave, cette malformation peut entraîner des complications cardiaques et respiratoires pour 15% des patients.
Pour pallier cette difficulté, le recours à la chirurgie est nécessaire. Auparavant, deux interventions étaient proposées.
La première consistait à réduire la longueur des cartilages malformés, la seconde préconisait le placement d’une prothèse en silicone dans la cage thoracique. Selon la gravité de la situation ces deux interventions peuvent encore être proposées. Mais l’apparition de la méthode de Nuss a considérablement changé la donne.

Nuss, la révolution pour le pectus
La méthode de Nuss est une révolution car cette méthode est beaucoup moins invasive. L’outil utilisé est surprenant : une barre faite d’alliage d’acier. Le spécialiste utilise la barre cintrée qu’il place derrière le sternum grâce à deux petits orifices sous les aisselles. La mise en place s’effectue sous vidéo-scopie. Une fois positionnée, il fait faire une rotation de 180 ° à la barre pour que l’arrondi repousse le sternum en avant vers une position « normale ». Le résultat est instantané !

Sur le même principe que l’orthodontie, la barre est enlevée au bout de 3 ans car il y a une mémoire de forme. Par la suite on peut avoir une vie normale et même pratiquer du sport sans aucune conséquence néfaste.

15 interventions annuelles au CHRU
Dans le service de chirurgie thoracique et vasculaire dirigé par le Pr Charles-Henry Marty-Ané, le Dr Berthet est le référent régional pour effectuer cette pratique moderne. Depuis 3 ans, l’équipe chirurgicale utilise la méthode de Nuss sur des patients (majoritairement des hommes) issus, pour la plupart, du Languedoc-Roussillon.
L’intervention est réalisée une fois la croissance osseuseterminée et avant une limite d’âge qui se situe entre 25 et 30 ans. Un suivi régulier est assuré en post-opératoire pendant 6 mois complété par de la rééducation.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.