Trouble de Déficit d’Attention / Hyperactivité (TDAH) chez l’enfant : Montpellier coordonne une étude européenne

« NEWROFEED » c’est le nom de ce projet de recherche sur la TDAH qui atteint 330 000 enfants en France et 2,5 millions en Europe. La mobilisation des chercheurs pour améliorer la prise en charge de ces troubles est totale alors que les nouvelles technologies apparaissent de plus en plus comme des outils de recours possibles dans la réhabilitation cérébrale. C’est justement l’angle choisi pour cette étude comparative, financée par l’Union européenne dans le cadre de Recherche Innovation Horizon 2020. Elle se fixe pour objectif d’évaluer un dispositif innovant testé auprès de 179 jeunes patients, âgés de 7 à 13 ans, dans 9 centres cliniques en Europe, coordonnés depuis Montpellier par le Pr Diane Purper Ouakil
  « NEWROFEED  » c’est le nom de ce projet de recherche sur la TDAH  qui atteint 330 000 enfants en France et 2,5 millions en Europe. La mobilisation des chercheurs pour améliorer la prise en charge de ces troubles est totale alors que les nouvelles technologies apparaissent de plus en plus comme des outils de recours possibles dans la réhabilitation cérébrale. C’est justement l’angle choisi pour cette étude  comparative, financée par l’Union européenne dans le cadre de Recherche Innovation Horizon 2020.  Elle se fixe pour objectif d’évaluer un dispositif innovant testé auprès de 179 jeunes patients, âgés de 7 à 13 ans, dans 9 centres cliniques en Europe, coordonnés depuis Montpellier par le Pr Diane Purper Ouakil, responsable de l’équipe de « Médecine psychologique pour enfants et adolescents » (MPEA1) à l’hôpital St Eloi du Centre Hospitalier Universitaire.
Rendre les patients acteurs de leur propre traitement via des « jeux sérieux » sur tablette informatique : c’est le principe de la réhabilitation cérébrale qui vise ré entrainer l’activité du cerveau, sans médicament, lorsque celle-ci est perturbée par des maladies comme la TDAH, l’addiction, la dépression, les fibromyalgies, … En l’occurrence, dans le cas présent, il  s’agit  d’apprendre aux enfants à réguler eux‐mêmes leur activité cérébrale, enregistrée par Electro‐EncéphaloGraphie (EEG) et renvoyée en temps réel (feedback) sous la forme d’une image ou d’un son sur une tablette. Le principe, consiste à récompenser l’enfant quand il parvient à moduler son activité dans la bonne direction, stimulant ainsi son engagement dans sa propre rééducation neurologique. 

Dans « Newrofeed », le dispositif testé (baptisé MENSIA KOALA TM*)  est encore plus innovant puisqu’il permet de personnaliser l’entraînement cérébral pour l’adapter à l’enfant qui pourra ainsi l’utiliser  à domicile, de façon automatisée, après avoir été initié au fonctionnement du système par l’équipe de recherche. L’étude « NEWROFEED » comparera ce dispositif de jeux vidéo sérieux à un traitement médicamenteux de référence, le méthylphénidate, pour voir dans quelle mesure il est au moins aussi efficace que la molécule dans la réhabilitation cérébrale personnalisée. 
Concrètement en France, Montpellier, Bordeaux et Lille participeront à l’étude, aux côtés des équipes Belge, Allemande, Espagnole et Suisse. Etalée sur 3 mois, l’étude verra l’attribution soit du traitement de réhabilitation cérébrale, soit de médicament par tirage au sort. Les volontaires du groupe « NEWROFEED » suivront des séances d’entrainement de prise en main des outils à l’hôpital et 36 séances de jeu d’entrainement de 45 min chacune à domicile. La  supervision médicale sera faite à distance via un serveur sécurisé qui recueille également les données.  Le médecin pourra ainsi suivre les séances de l’enfant : son planning, ses résultats et ses progrès. De leur côté, les volontaires du groupe « Méthylphénidate » recevront le traitement avec une augmentation progressive  jusqu’à la dose optimale.
Peuvent participer à l’étude NEWROFEED des enfants et des adolescents :
‐ ayant été diagnostiqué TDAH avec une composante d’inattention et ayant appliqué des mesures correctives de première ligne (psychoéducation, groupes thérapeutiques, remédiations, aménagements scolaires…)
‐ n’ayant pas encore reçu ni de traitement médicamenteux,  ni de neurofeedback.
Pour participer à l’étude : newrofeed@chu‐montpellier.fr
*Le dispositif de neurofeedback, MENSIA KOALA, de technologie française est développé en étroite collaboration avec des neuroscientifiques et des cliniciens. Basée au sein de la plateforme Innovation Boucicaut à Paris et également à Rennes, la société MENSIA Technologies dispose de 4 brevets pour ses dispositifs médicaux. Dans le cadre du programme HORIZON 2020, elle a reçu en octobre 2015, un financement de 3,6 millions € pour ce projet NEWROFEED
Laslo Guzik

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.