Troubles du rythme cardiaque traités par cryoablation

Parmi les techniques les plus performantes et innovantes adoptées par le CHRU de Brest pour traiter les troubles du rythme cardiaque : la cryoablation. Cette alternative chirurgicale donne de meilleurs résultats que les traitements médicamenteux dans 70% à 80%.

Parmi les techniques les plus performantes et innovantes adoptées par le CHRU de Brest pour traiter les troubles du rythme cardiaque : la cryoablation. Cette alternative chirurgicale donne de meilleurs résultats que les traitements médicamenteux dans 70% à 80%.
Utilisés pour prévenir l’embolie cérébrale et pour maintenir un rythme régulier, les médicaments n’ont pas toujours l’efficacité attendue lors des crises et présentent parfois des effets secondaires néfastes. C’est pourquoi le recours à un traitement chirurgical est parfois nécessaire. L’ablation est réalisée au niveau des veines pulmonaires. Elle consiste à les isoler de l’oreillette gauche pour éviter les contractions anarchiques et anormales du cœur, causes de la fibrillation atriale. L’ablation peut être réalisée soit par une source de chaleur jusqu’à 40° (la radiofréquence) qui cautérise le pourtour des veines soit par une source de froid jusqu’à -50° – la cryoablation- qui va les « congeler ». Le CHRU de Brest qui pratique la cryoablation depuis un an a observé peu de complications.

Facteur de réussie, l’expertise des équipes en matière en radiofréquence couplée à la cartographie tridimensionnelle de l’oreillette gauche. Cette imagerie high tech leur permet de suivre la position des sondes sans recours à la radiologie (et donc sans irradiation).

L’intervention se déroule sous anesthésie locale et dure entre 2 et 5 heures selon la technique et la difficulté liée à l’anatomie de l’oreillette gauche. De nouvelles procédures sont à l’étude pour notamment raccourcir cette durée. Une hospitalisation de 3 à 4 jours est nécessaire.
 
 
En savoir plus sur la  fibrillation atriale (tachycardie)

Trouble fréquent cette affection touche 1 à 2 % de la population et jusqu’à 10 % des personnes de plus de 80 ans. Plus de 6 millions d’européens souffrent de ce trouble du rythme cardiaque et leur nombre devrait au moins doubler dans les 50 prochaines années. La tachycardie altère la qualité de vie et peut présenter un risque d’insuffisance cardiaque et d’accident vasculaire cérébral avec des séquelles neurologiques. Elle peut être prévenue ou retardée en traitant en particulier l’hypertension artérielle, le syndrome d’apnée du sommeil et toutes les atteintes cardiaques qui peuvent la favoriser

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