Un déficit inférieur à 1% du budget et une forte dynamique d’investissements

Après quatre années d’équilibre, le CHU de Toulouse enregistre en 2013 un déficit de - 9,6 millions d’euros pour un budget total de 1,03 milliard d’euros, soit - 0,9%. Le taux de marge brute s’élève à 7,9% contre 9,8% en 2012. La capacité d’autofinancement (CAF) est de 42 millions d’euros, soit un taux de CAF de 4,1 % en retrait par rapport à 2012 (6,4%).

Après quatre années d’équilibre, le CHU de Toulouse enregistre un déficit de – 9,6 millions d’euros en 2013 pour un budget total de 1,03 milliard d’euros, soit – 0,9%. Le taux de marge brute s’élève à 7,9% contre 9,8% en 2012. La capacité d’autofinancement (CAF) est de 42 millions d’euros, soit un taux de CAF de 4,1 % en retrait par rapport à 2012 (6,4%). 

Ces résultats s’expliquent par une progression soutenue des dépenses (2,7%) du fait notamment de la préparation des restructurations de 2014 tandis que les recettes affichaient, pour leur part, une hausse limitée de 1,6%, – une pause par rapport aux évolutions des années précédentes. 
En 2013, le CHU a poursuivi sa dynamique d’investissements à hauteur de 134 millions d’euros pour financer la réalisation de l’hôpital Pierre-Paul Riquet, le nouveau bâtiment de psychiatrie et le bâtiment Urgences-Réanimation-Médecines sur le site de Purpan.

Des résultats financiers similaires à ceux enregistrés dans les grands CHU de même taille pour 2013, comme l’a souligné récemment la conférence des directeurs généraux de CHU. Nombre d’établissements ont été confrontés en 2013 à une stagnation de leurs activités, à une baisse des tarifs d’hospitalisation ainsi qu’à une progression de leurs charges et de leurs dépenses, tous secteurs confondus. 

Si la direction du CHU de Toulouse ne prévoit pas d’amélioration notable de la situation financière en 2014, elle est confiante dans ses perspectives à partir de 2015. 
« L’année 2014 ne sera probablement pas très bonne, car elle sera marquée par les déménagements sur l’hôpital Pierre-Paul Riquet à Purpan et sur l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse à l’Oncopole. », explique Jacques Léglise, le directeur général du CHU de Toulouse. « Nous déplaçons cette année près de 2 500 personnes entre ces deux projets, ce qui devrait fortement perturber l’activité et entraîner un déficit cette année encore.

Mais au-delà de 2014, la mise en service de l’hôpital Pierre- Paul Riquet ainsi que la nouvelle organisation de la cancérologie avec l’Institut Universitaire du Cancer, gages d’une offre modernisée et renouvelée de l’hospitalisation publique à Toulouse et en Midi- Pyrénées, devraient avoir des effets très positifs et permettre le retour progressif à une situation équilibrée à partir de 2015 ».

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.