Un karting pour les patients du centre de rééducation fonctionnelle

Vendredi 30 mars, des patients du service de rééducation fonctionnelle du CHU de Nantes ont testé HANDIKART, un karting adapté par les élèves du lycée Saint-Joseph-La Joliverie à l'usage des personnes handicapées des membres inférieurs. Cet essai s'est déroulé sur la piste de « Citykart » à Saint-Sébastien-sur-Loire (zone commerciale Auchan).

Vendredi 30 mars, des patients du service de rééducation fonctionnelle du CHU de Nantes ont testé HANDIKART, un karting adapté par les élèves du lycée Saint-Joseph-La Joliverie à l’usage des personnes handicapées des membres inférieurs. Cet essai s’est déroulé sur la piste de « Citykart » à Saint-Sébastien-sur-Loire (zone commerciale Auchan).

À l’origine du projet, Jacques Briand, ancien technicien de la société Sodikart, développe un premier prototype de kart adapté aux personnes handicapées des membres inférieurs et contacte en 2005 le lycée technique de la Joliverie pour confier à ses élèves la tâche d’améliorer et industrialiser le véhicule.

Après deux années d’études, le kit qui permet d’adapter les commandes au pied (accélérateur et frein) pour les remplacer par des commandes manuelles au volant, en conservant la même efficacité, semble au point. « Il reste à le faire tester par des personnes handicapées afin qu’elles nous indiquent les éventuelles améliorations à apporter, explique Olivier Drouet, chef de travaux au lycée La Joliverie. Le kart restera à disposition de « Citykart » pendant les vacances de printemps (du 1er au 15 avril) afin que d’autres personnes puissent l’essayer. Ensuite, nous équiperons deux véhicules pour Citykart d’ici la fin de l’année scolaire. »

Par la suite, le lycée pourra fournir le kit aux sociétés qui en feront la demande : « Il ne s’agit pas pour nous de commercialiser le produit. Nous mettons nos compétences au service des personnes handicapées. Nous ne ferons payer qu’une pièce que nous ne pouvons fabriquer, d’un coût de 150 à 200 euros. Le reste est un travail d’usinage réalisé dans nos ateliers : ainsi nos élèves apprennent à fabriquer des pièces qui seront utilisées. Pour nous, c’est une manière d’attirer l’attention sur la filière productique-mécanique, pour laquelle nous avons des difficultés de recrutement alors qu’il y a beaucoup de débouchés professionnels. C’est également l’occasion de sensibiliser nos élèves au problème du handicap. »

Contact
Olivier Drouet, lycée Saint-Joseph-La Joliverie (Nantes)au 02 40 80 25 80 ou href= »mailto:cdt1-sjo@lajoliverie.com »

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