Un premier exosquelette à l’hôpital Henry Gabrielle de Lyon

Après l’hôpital Renée Sabran, l’hôpital Henry Gabrielle signe à son tour la charte Romain Jacob pour l’accès aux soins des personnes en situation de handicap. Il se dote aussi d’un exosquelette permettant la reprise de la marche.

Après l’hôpital Renée Sabran, l’hôpital Henry Gabrielle signe à son tour la charte Romain Jacob pour l’accès aux soins des personnes en situation de handicap. Il se dote aussi d’un exosquelette permettant la reprise de la marche.
Henry Gabrielle adopte la charte Romain Jacob. Voilà une nouvelle preuve du désir des Hospices Civils de Lyon d’aller plus loin dans l’amélioration des conditions d’accueil et de prise en charge des personnes en situation de handicap. « Cet engagement du CHU en faveur du handicap fait pleinement partie de la démarche de responsabilité sociale et environnementale que nous avons engagée. Aucun patient ne doit être laissé de côté, c’est le sens de notre mission de service public. », explique  Raymond Le Moign, Directeur Général des HCL.

Un exosquelette robotisé pour aller vers l’autonomie

La réputation de l’hôpital Henry Gabrielle n’est plus à faire. Ce dernier est en effet reconnu au niveau national dans la rééducation des affections neurologiques, les prises en charge des blessures médullaires, traumatismes crâniens, suivis post-AVC, pathologies tumorales et dégénératives et en rééducation neuro-périnéale et sexologique. Pour continuer d’offrir la meilleure prise en charge du patient, lui offrir les meilleures chances de réussite dans sa rééducation et le conduire à l’autonomie, l’hôpital a fait le choix de se doter également d’équipements de pointe. Parmi eux, HAL®, un exosquelette équipé d’une assistance robotisée qui permet la reprise de la marche en décuplant la force musculaire du patient.  
Et les prouesses de cette fabuleuse ossature, dont on pourrait croire le principe tiré de films de science-fiction, ne s’arrêtent pas là. Grâce à des électrodes placées sur la peau, HAL détecte les intentions de mouvements du patient et déclenche le mouvement. C’est le cerveau du patient qui contrôle le robot et non un ordinateur !
L’hôpital Henry Gabrielle est le seul établissement lyonnais à disposer d’un exosquelette et le seul en France à posséder ce modèle qui sera, tout comme la signature de la charte Romain Jacob, inauguré le 4 octobre.
La rédaction avec les HCL de Lyon

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