1ère journée du handicap dans la Fonction Publique : une campagne très discrète

Sans le communiqué du CHU de Nîmes, la première journée du handicap dans la Fonction Publique du 12 mai 2011 et son mot d’ordre « Handicap et Fonction publique, la volonté de réussir » seraient passés inaperçus. Or c’est de cohésion sociale, d’attention aux plus fragiles, d’insertion par l’emploi public des personnes handicapées dont il est question dans cette campagne à mettre à l’actif du ministre François Baroin et du secrétaire d’Etat Georges Tron. L’hôpital qui se définit par ses valeurs fondatrices de bienfaisance et d’égalité se doit d’être exemplaire sur ce terrain là aussi. Le CHU de Nîmes a fort justement saisi cette occasion pour rappeler qu’il emploie en permanence près de 300 travailleurs en situation de handicap (près de 6% de sa masse salariale)* et pour présenter la politique menée en faveur de leur intégration.

Sans le communiqué du CHU de Nîmes, la première journée du handicap dans la Fonction Publique du 12 mai 2011 et son mot d’ordre « Handicap et Fonction publique, la volonté de réussir » seraient passés inaperçus. Or c’est de cohésion sociale, d’attention aux plus fragiles, d’insertion par l’emploi public des personnes handicapées dont il est question dans cette campagne à mettre à l’actif du ministre François Baroin et du secrétaire d’Etat Georges Tron. L’hôpital qui se définit par ses valeurs fondatrices de bienfaisance et d’égalité se doit d’être exemplaire sur ce terrain là aussi. Le CHU de Nîmes a fort justement saisi cette occasion pour rappeler qu’il emploie en permanence près de 300 travailleurs en situation de handicap (près de 6% de sa masse salariale)* et pour présenter la politique menée en faveur de leur intégration.

L’engagement du CHU de Nîmes en faveur de l’insertion dans la fonction publique des personnes en situation de handicap

Depuis 2008, la cellule «Conditions de travail» composée d’un ergonome, d’un chargé des conditions de travail et d’une psychologue du personnel adapte, en collaboration avec le service de santé au travail, les postes de travail aux incapacités physiques, sensorielles ou mentales des personnes en situation de handicap. Pour aller plus loin, le CHU de Nîmes a élaboré un Plan d’Insertion et de Maintien dans l’Emploi (PIME) 2011-2014. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet interrégional initié par l’Association Nationale de la Formation Hospitalière (ANFH), en collaboration avec le Fonds d’Insertion pour les Personnes Handicapées dans la Fonction Publique (FIPHFP). 30 établissements hospitaliers des régions PACA et Languedoc‐Roussillon ont adhéré à ce projet, financé par le FIPHFP. Dans ce cadre, le CHU a bénéficié du soutien du Cabinet Enéis Conseil, spécialisé notamment dans l’accompagnement des acteurs publics dans l’élaboration et la mise en œuvre de leur politique handicap.
Le Plan Insertion et Maintien dans l’Emploi  2011-2014 du CHU de Nîmes vise à développer la recherche de solutions d’adaptation de poste, en amont de toute réflexion à un repositionnement. Ce dispositif a permis de maintenir plus de 300 agents à leur poste de travail et d’en reclasser une dizaine sur un autre poste de travail voire une autre fonction. Pour mener à bien ces aménagements, le CHU de Nîmes a noué des partenariats notamment avec la Maison Départementale des Personnes Handicapées ‐MDPH, les associations de personnes handicapées…

2011, priorité aux actions de sensibilisation : une Journée thématique de sensibilisation à destination de l’ensemble des agents et du grand public se tiendra durant la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEPH), du 15 au 18 novembre 2011. Et régulièrement Flash Infos, le journal interne du CHU diffusé à 5 400 exemplaires publie le témoignage des  travailleurs handicapés. Avec l’autorisation du CHU de Nîmes, RESEAU CHU reprend l’interview accordée à MonsieurTristan Caselli, malentendant, aide-soignant dans l’unité des cérébrolésés (UCL) depuis janvier 2009 et bénévole – médiateur pour les patients malentendants pris en charge dans l’établissement…
Comment s’est déroulée votre intégration à l’unité des cérébrolésés (UCL) ? 
« Très bien. Il y a une très bonne ambiance. Les collègues n’ont pas d’appréhension par rapport au handicap. Ils me voient comme tout le monde. Ils font attention à la communication et essaient de parler doucement. J’ai également une collègue qui signe un peu et cela facilite les relais d’information. J’ai aussi pu bénéficier d’un aménagement de mon poste de travail grâce à l’intervention du référent handicap de la direction des ressources humaines : un bip pour les alarmes du service et un appareillage spécifique. Je peux aussi avoir un interprète lors des réunions de service. »
Rencontrez-vous toujours des difficultés ? 
« Oui. Même si les collègues sont au courant de ma déficience et savent que je ne comprends pas la lecture labiale, ils ne se rendent pas toujours compte qu’on peut être handicapé sur certaines choses : les relais d’infos sont difficiles, les gens font attention une minute puis accélèrent quand ils parlent. Il faudrait toujours qu’il y ait un interprète pour les réunions mais c’est toujours compliqué d’en avoir un et il faut le prévoir à l’avance. Il ne faut pas oublier que cette difficulté est bien plus grande pour les patients malentendants, c’est pour cela que je suis médiateur, pour faciliter les échanges des professionnels avec les patients sourds. »
Comment se passe la relation avec le patient ? 
« Au départ, le patient entend ma voie et il tique, il pense que je suis étranger ! Non, non, je suis français mais je suis sourd !! Les patients sont très compréhensifs. Avec les patients de l’UCL, la communication est particulière. Ma perception de l’environnement est différente et me facilite l’approche de ce type de patients. Ils ne s’expriment pas forcément mais je vois certaines choses plus vite, je sais quand ça ne va pas. Avec les familles, cela dépend mais en général elles s’adaptent.  Au bout d’un moment, elles me font des retours positifs du type « c’est bien, vous êtes sourd et vous êtes aide-soignant ». »

Marie-Georges Fayn avec la contribution du service de communication du CHU de Nîmes
*comme l’exige la loi pour toute entreprise d’au moins 20 salariés

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