Alzheimer : nouvelle unité dédiée au CHU Rennes

Les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée et présentant des troubles du comportement aigus bénéficient d’un accueil spécifique au sein de l’unité cognitivo-comportementale (UCC) basée sur le site de La Tauvrais du CHU de Rennes.

Les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée et présentant des troubles du comportement aigus bénéficient d’un accueil spécifique au sein de l’unité cognitivo-comportementale (UCC) basée sur le site de La Tauvrais du CHU de Rennes.
Dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer peuvent survenir des périodes de crises, d’origine plurifactorielle (fatigue de l’aidant, environnement inadapté, pathologies aiguës, rupture de la prise en charge…), qui se traduisent très souvent par l’apparition ou l’exacerbation de troubles du comportement.

Une prise en charge spécifique pour les troubles du comportement aigus

Ces troubles, dits « SPCD » (symptômes psycho-comportementaux des démences) – mettent en difficulté aidants, médecins généralistes, équipes de soins à domicile comme professionnels d’EHPAD. Le recours à l’hospitalisation s’avère bien souvent nécessaire, voire s’impose comme la seule réponse : l’unité cognitivo-comportementale (UCC) répond à cet impératif. Depuis mi décembre 2017, l’unité de soins de suite et réadaptation (SSR) à visée cognitivo-comportementale, accueille des patients atteints d’une maladie d’Alzheimer ou d’une démence apparentée (démence vasculaire, démence de la maladie de Parkinson ou autre pathologie neuro-dégénérative) et présentant des troubles aigus du comportement

Vers un accompagnement thérapeutique non médicamenteux

Unité spécialisée intégrée au service de gériatrie dans le cadre sécurisant de La Tauvrais, l’UCC du CHU de Rennes conduit une démarche diagnostique et thérapeutique, de préférence non médicamenteuse, afin de permettre un répit à l’aidant principal et rendre possible un retour du malade à son domicile ou dans sa structure d’accueil. L’accompagnement thérapeutique est assuré par une équipe pluridisciplinaire (médecins, psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, IDE, assistants de soins en gérontologie) renforcée et formée spécifiquement afin de privilégier le soin relationnel. Les thérapies non médicamenteuses se font par le biais d’activités individuelles et/ou collectives, structurées et personnalisées, afin de préserver les capacités de la personne, maintenir le lien social et limiter les troubles du comportement. Nombreuses au fil de la journée, celles-ci ne peuvent  en revanche être que de courte durée en raison des troubles attentionnels du malade.
D’une capacité de 10 lits en chambres individuelles, l’UCC occupe l’aile B du service de SSR implanté au 1er étage du site de La Tauvrais. Sur une durée cible moyenne de 30 jours, elle accueille donc des patients adultes de tout âge encore valides sur le plan locomoteur et présentant des troubles du comportement dits productifs en phase aiguë (agitation, cris, agressivité, hallucinations, troubles du sommeil graves, déambulation).
Des espaces de vie sécurisés et des activités adaptées aux besoins de chacun
Prioritairement destinée à la population du territoire de santé n°5, les patients bénéficient d’un environnement limitant les perturbations extérieures, tout en offrant la possibilité de déambulation (espace de déambulation sécurisé échelonné de barres d’appui et de zones de repos intermédiaires).
Lieu de vie thérapeutique avec cuisine aménagée et sécurisée pour la réalisation d’ateliers de préparation culinaire, salle de détente dédiée aux patients nécessitant un accompagnement personnalisé,  espace de vie pour les patients dont l’état s’est stabilisé, mais aussi jardin thérapeutique (en cours)… sont autant de sources de stimulation adaptées aux besoins de chaque personne.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.