Une offre de soins à l’échelle du Nord-Finistère

Ne plus penser structure mais territoire, ne plus raisonner par discipline mais par filière de soins, ne plus s’organiser par site mais en équipes mobiles… Encouragés par la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) et pressés par les difficultés de recrutement de spécialistes dans certaines zones, les établissements de soins inscrivent leurs activités au sein de communautés hospitalières de territoires. Dans le Nord-Finistère, sous l’impulsion du CHRU de Brest et de 6 hôpitaux - les centres hospitaliers de Crozon, Landerneau, Lanmeur, Lesneven, Morlaix et Saint-Renan- une CHT a vu le jour le 3 février 2012. Forte de ses 9 200 emplois, dont 640 médecins, et d’un budget de 617 millions d’euros, elle s’attachera à répondre aux besoins de santé des 600 000 habitants du Nord de la Bretagne.

Ne plus penser structure mais territoire, ne plus raisonner par discipline mais par filière de soins, ne plus s’organiser par site mais en équipes mobiles… Encouragés par la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) et pressés par les difficultés de recrutement de spécialistes dans certaines zones, les établissements de soins inscrivent leurs activités au sein de communautés hospitalières de territoires. Dans le Nord-Finistère, sous l’impulsion du CHRU de Brest et de 6 hôpitaux – les centres hospitaliers de Crozon, Landerneau, Lanmeur, Lesneven, Morlaix et Saint-Renan- une CHT a vu le jour le 3 février 2012. Forte de ses 9 200 emplois, dont 640 médecins, et d’un budget de 617 millions d’euros, elle s’attachera à répondre aux besoins de santé des 600 000 habitants du Nord de la Bretagne.

En gestation depuis 2009, cette coopération s’est construite dans la concertation entre les maires, les directeurs, les présidents de commissions médicales d’établissements et autour d’un projet médical  commun. Son ambition maintenir et développer une offre de soins de qualité et de proximité adaptée aux besoins de la population et aux problèmes de démographie médicale notamment dans les domaines de l’obstétrique, la chirurgie, les urgences.

CHT : un plus pour les patients
Pour les patients du bassin d’attraction des 6hôpitaux, la CHT est synonyme d’accès direct aux consultations spécialisées grâce à un secrétariat de coordination, une meilleure circulation au sein des filières graduées, des transferts plus rapides entre établissements et, une fois passée la phase aigüe de la maladie, un retour vers l’hôpital le plus proche de leur domicile.

Ces améliorations requièrent le déploiement d’un bon maillage territorial et une gradation des soins notamment pour les pathologies du vieillissement, la naissance et l’enfance, le plan Cancer, les soins palliatifs. Les nouvelles organisations doivent aussi garantir des prises en charge spécialisées dans les établissements de proximité selon le principe de subsidiarité comme les consultations avancées sera déployé notamment au sein de la filière gériatrie et des soins de recours (notamment unité neuro-vasculaire, cancérologie, cardiologie interventionnelle) en lien avec le CHRU.
Pour ce faire, les équipes médicales spécialisées de territoire maintiendront ou développeront les activités d’urgences, de gynécologie-obstétrique, de chirurgie orthopédique et viscérale… dans les hôpitaux publics, au plus près des besoins de la population, dans le cadre de pôles médicaux de territoire.

En soutien à cette fluidité nouvelle, il sera nécessaire d’assurer la convergence des systèmes d’information ville – hôpital, praticiens hospitaliers – médecins libéraux exerçant dans les ex-hôpitaux locaux, le renforcement des liens avec les réseaux.

La CHT veillera aussi à harmoniser les protocoles et promouvoir une culture professionnelle commune au service du patient par le biais de formation. Quant aux affectations des internes seront régulées sur l’ensemble des établissements et auprès des médecins généralistes libéraux en lien avec la Faculté de Médecine et l’ARS
Une politique de soutien et de partage aux spécialités médicales ayant une fonction support sera déployée pour la Pharmacie, la stérilisation, la biologie, l’imagerie médicale et la télémédecine
Enfin, la recherche clinique sera organisée en lien avec le Centre d’Investigation Clinique du CHRU
Trois instances à la tête de la CHT : une commission de communauté, un conseil de surveillance et un directoire
La commission de communauté : composée des présidents des conseils de surveillance, des directeurs, des présidents de la Commission Médicale d’Etablissement, elle est chargée de suivre l’application de la convention constitutive de la communauté hospitalière de territoire. Le cas échéant, elle propose aux instances compétentes des établissements les mesures nécessaires pour faciliter cette application ou améliorer la mise en oeuvre de la stratégie commune définie par la convention. Cette commission associe le doyen de la Faculté de Médecine de Brest.
Les instances du CHRU de Brest sont élargies pour accueillir des représentants des établissements membres de la CHT.

La CHT ne met pas fin aux coopérations engagées par les établissements membres avec d’autres institutions, le Centre de Perharidy à Roscoff, le CHIC de Quimper, l’Hôpital d’Instruction des Armées Clermont Tonnerre, ou avec des établissements privés. Certains, comme le CHIC de Quimper participent à une autre CHT : l’Union Hospitalière de Cornouaille, sur le Sud Finistère. Au contraire elle permet leur association à la dynamique engagée.

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