Urgences : 40 ans au service à de la population

Au cœur de l'agglomération angevine, les urgences du CHU prennent le pouls de la ville 24h/24 et 7j/7. Porte d'entrée la plus empruntée - la moitié des personnes hospitalisées au CHU d'Angers sont arrivées par l'un des postes d'urgence-, ce service enregistre 80 000 passages par an dont 48 000 aux Urgences adultes. En décembre 2013, les urgences du CHU d'Angers célèbrent leurs 40 ans de service non stop auprès d'un bassin de près de 300 000 habitants* ; l’occasion de présenter le vaste programme de réorganisation et les bénéfices directs qu’en retire le patient angevin.

Au cœur de l’agglomération angevine, les urgences du CHU prennent le pouls de la ville 24h/24 et 7j/7. Porte d’entrée la plus empruntée – la moitié des personnes hospitalisées au CHU d’Angers sont arrivées par l’un des postes d’urgence-, ce service enregistre 80 000 passages par an dont 48 000 aux Urgences adultes. En décembre 2013, les urgences du CHU d’Angers célèbrent leurs 40 ans de service non stop auprès d’un bassin de près de 300 000 habitants* ; l’occasion de présenter le vaste programme de réorganisation et les bénéfices directs qu’en retire le patient angevin.
L’accueil du patient aux urgences : un parcours fluidifié
Pour faire face à l’encombrement des urgences et aux conditions d’exercice parfois difficiles des hospitaliers, le CHU d’Angers a déployé de nouveaux moyens, optimisé le parcours des patients et réorganisé les filières d’entrée. Concrètement les équipes ont été renforcées en particulier sur les tranches horaires qui connaissent la plus grande affluence, en soirée et les week-ends. Au total 133 professionnels ETP exercent aux urgences dont 16 praticiens.
La réorganisation se concrétise par la mise en place de circuits de soins spécifiques pour trois catégories de patients les patients valides ne nécessitant ni surveillance particulière, ni soins lourds sont dirigés vers un circuit court. Les patients non valides susceptibles d’avoir recours à une surveillance rapprochée et/ou à des soins lourds sont orienté vers un secteur  de «pré-évaluation» ; une vingtaine de box  leur sont réservés. Et les patients en détresse psychosociale avec possibilité de recours à des infirmiers de l’unité paramédicale spécialisée d’accueil psychiatrique (UPAP) et à des assistantes sociales. A leur attention, une salle d’attente dédiée, trois salles de consultation et une salle pour les entretiens avec les familles.
Depuis peu, une cellule de gestion des lits et de coordination du patient a pour mission de connaître en temps réel la disponibilité exacte d’accueil des services hospitaliers, d’assurer dans un délai satisfaisant le placement des patients en attente d’une hospitalisation et de faciliter le transfert dans le bon service des patients hébergés dans un service inadéquat.

Ces nouveaux parcours et supports apportent des améliorations tangibles "Notre objectif zéro lits dans les couloirs est désormais tenu. " se réjouit le Dr Betty Mazet, chef des Urgences adultes du CHU d’Angers
Pour le patient cette réorganisation est surtout synonyme de réduction des délais de 40 mn. Le temps d’attente avant la prise en charge médicale est passé 1h32 en 2010 à 50 mn en 2013 ; un gain de temps qui se répercute sur  la durée moyenne de passage, réduite elle aussi de 4h53 en 2010 à 4h14.
Soigner aussi le départ
Un poste a été créé pour contrôler et sécuriser les sorties des patients 24h/24. Cet agent se charge de clore le dossier de prise en charge, de remplir avec le patient les papiers relatifs à sa sortie, d’organiser son transport et un éventuel suivi après son passage aux urgences.
Le souci d’amélioration du service rendu au patient passe également par la recherche et l’enseignement en médecine d’urgence. Le CHU d’Angers a été l’un des premiers à organiser un enseignement universitaire de cette discipline. A noter qu’il est aussi un des rares établissements de cette taille, à disposer d’une équipe complète entièrement dédiée à la recherche en médecine d’urgence. Le CHU est promoteur d’études cliniques : sur la thématique "thrombose2, antithrombotique et médecine d’urgence", sur les conséquences des traitements anti-vitamine K (un anticoagulant) chez les patients souffrant de traumatisme crânien léger – étude en cours coordonnée par Pr. Pierre-Marie Roy, chef du département de médecine d’urgence.  Enfin, un projet intitulé "Tacidou" et coordonné par le Dr Thibaut Schotté cherche à montrer l’efficacité antalgique de l’auto-administration régulière de petites doses de morphine par le patient souffrant de douleur sévère. Ce projet a reçu un prix de la part de la fondation APICIL qui lutte contre la douleur physique et psychique à tous les âges de la vie.

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