Urgences, face à un « absentéisme coordonné » Toulouse maintient le dialogue social

Face à des stratégies qualifiées de "contraires aux valeurs du service public hospitalier" qui empêchent le fonctionnement normal des services et notamment des urgences de Purpan, le CHU de Toulouse explique dans un communiqué les mesures qu'il a prises pour préserver les conditions de travail, la continuité et la sécurité des soins. Cette organisation a été arrêtée avec l’Agence Régionale de Santé, la Préfecture et les partenaires de santé du territoire, les médecins traitants, les cliniques et les hôpitaux alentours. Les autres services du CHU et les professionnels médicaux toulousains ont également été sollicités.

Face à des stratégies qualifiées de "contraires aux valeurs du service public hospitalier" qui empêchent le fonctionnement normal des services et notamment des urgences de Purpan, le CHU de Toulouse explique dans un communiqué les mesures qu’il a prises pour préserver les conditions de travail, la continuité et la sécurité des soins. Cette organisation a été arrêtée avec l’Agence Régionale de Santé, la Préfecture et les partenaires de santé du territoire, les médecins traitants, les cliniques et les hôpitaux alentours. Les autres services du CHU et les professionnels médicaux toulousains ont également été sollicités.

A l’origine, un accroissement de 4% par an depuis 2015 de l’activité des urgences

Pour répondre à cet afflux, le CHU a réorganisé le service en profondeur. Le projet qui en résulte, dit « marche en avant », vise à garantir que tout patient soit vu par un médecin et pris en charge par une équipe soignante dans des délais courts. Elaboré depuis deux ans, ce projet a pour but de mieux répondre aux périodes de pics d’activité, en journée, en nuit, et à certaines périodes de l’année. S’il suscite un consensus auprès des médecins, il nécessite des aménagements pour les équipes paramédicales et doit encore être travaillé de concert, en petits groupes, pour que chacun participe à sa mise en œuvre.
Selon l’établissement, "certains leaders syndicaux, reçus à plusieurs reprises, ont fait le choix d’une forme de protestation relevant d’une violence inédite au CHU de Toulouse alors même que la mobilisation sociale dans sa forme classique est restée faible." Ainsi, 165 professionnels se sont ainsi déclarés grévistes sur les 15 500 agents le 26 septembre 2019. Près de 120 de ces 165 grévistes l’ont été moins de 3 heures. Mais, le CHU de Toulouse est confronté depuis l’été, au sein de son service d’hématologie, et depuis une semaine au sein des urgences et du service d’orthopédie-traumatologie, à des stratégies d’absentéisme coordonné. "Cette stratégie, annoncée et affichée par certains représentants syndicaux, ne saurait être acceptée car elle suscite une désorganisation qui met en péril la qualité des prises en charge." fait valoir l’établissement.

Fragilisé par des stratégies de contournement du droit de grève, le CHU rappelle l’enjeu de la sécurité et de l’éthique du soin

La mission d’un hôpital public est d’accueillir 24 heures sur 24, chaque jour de l’année, toute personne qui se présente pour bénéficier des soins qu’elle requiert. Elle ne saurait être fragilisée par des pratiques visant à empêcher la continuité du service public afin de faire pression sur des arbitrages tels que la suppression du remboursement des emprunts, la fin de la taxe sur les salaires, ou la création nette et immédiate de 1 500 postes au CHU de Toulouse – qui compte 15 500 professionnels.
"En pleine confiance avec la majorité des équipes soignantes, explique l’établissement, la direction travaille avec les cadres des services et les représentants syndicaux à des renforcements répondant aux besoin des secteurs qui connaissent un afflux de patients, pour apporter des solutions pérennes : recrutement de professionnels formés, proposition d’organisations et de suppléances (pool de remplacement, heures supplémentaires sur la base du volontariat etc.) pour permettre de diminuer les rappels qui sont vécus comme une perturbation dans leur vie privée."
Cet engagement a été souligné lors du Conseil du Surveillance du CHU du 30 septembre par le Président de la communauté médicale. "Une protestation est légitime mais l’éthique soignante ne peut transformer une personne souffrante en un instrument de revendication. La négligence de l’éthique au profit du combat syndical laisse la personne malade qui arrive dans certains secteurs du CHU désemparée. Ceci n’est pas audible pour la communauté médicale."

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