Urgences de l’Hôpital Tenon : le point sur les négociations

L'hôpital Tenon connaît depuis six semaines un mouvement social principalement lié aux difficultés de recrutement de personnel infirmier, difficultés usuellement constatées à cette période de l'année dans les établissements de santé en raison du décalage entre les départs des soignants, concentrés l'été, et la sortie des professionnels issus des instituts de formation en soins infirmiers en décembre. Mardi 16 novembre la Direction de Tenon recevait une délégation de personnels et de leurs représentants : le point sur les engangements...

L’hôpital Tenon connaît depuis six semaines un mouvement social principalement lié aux difficultés de recrutement de personnel infirmier, difficultés usuellement constatées à cette période de l’année dans les établissements de santé en raison du décalage entre les départs des soignants, concentrés l’été, et la sortie des professionnels issus des instituts de formation en soins infirmiers en décembre.

La direction de l’hôpital a reçu mardi 16 novembre une délégation de personnels et de leurs représentants faisant suite à la demande d’explication de la direction des ressources humaines (DRH) de l’AP-HP sur l’usage par cinq agents du service des urgences de leur droit de retrait le vendredi 5 novembre après midi.

Il convient de rappeler que les négociations conduites par la direction locale et la direction générale de l’AP-HP avec l’intersyndicale représentant les personnels se sont traduites le mercredi 27 octobre, malgré le refus de siéger de deux des trois organisations syndicales, par des engagements qui ont conduit le syndicat CFDT à lever son préavis de grève. Ces engagements portent sur :
– Des recrutements à hauteur de 38 infirmières
– La mise en stage de 20 professionnels de différentes catégories (aides-soignants, manipulateurs en électroradiologie et techniciens de laboratoire)
– Le renforcement de l’équipe de remplacement interne
– Des éléments de fidélisation et d’attractivité de l’hôpital
– Une étude de l’organisation pilotée par l’ANACT

Dans la perspective d’accompagner au plus près les équipes, et dans un souci de dialogue constructif, un comité de suivi associant la direction locale, la DRH de l’AP-HP et les organisations syndicales a été constitué. La première réunion initialement prévue ce mardi 16 novembre a du être décalée au vendredi 19 novembre afin que les réponses apportées aux interrogations syndicales soient aussi complètes et précises que possibles. Les organisations syndicales en ont été informées dès lundi.

Deux organisations syndicales (SUD et CGT) ont souhaité continuer le mouvement de grève.

Les discussions se poursuivent avec les équipes des trois secteurs cliniques (urgences, néphro-dialyse et oncologie) restant les plus engagés dans le mouvement, pour apporter des réponses complémentaires aux revendications. Elles se traduisent à ce stade par la formalisation des propositions suivantes :
– Un renforcement des équipes soignantes auprès des patients, notamment sur les catégories des aides soignants
– La reconnaissance des conditions de travail difficiles par une prime exceptionnelle
– L’assurance d’une réponse positive aux demandes de places en crèche
– Le démarrage de la démarche d’audit sur les organisations et les conditions de travail sous l’égide de l’ANACT à compter de la semaine prochaine, qui sera suivie d’un plan d’actions pragmatique élaboré avec les équipes.

Pour améliorer durablement la situation de l’hôpital Tenon – attirer et fidéliser les personnels- un travail de fond avec les représentants du personnel est nécessaire. Le comité de suivi du plan d’action proposé doit favoriser la mise en oeuvre de conditions de l’exercice d’une mission de service de public dont nul ne doute qu’elle soit complexe. Face à ces difficultés, la direction générale de l’AP-HP souhaite être en appui de ses équipes pour trouver et mettre en oeuvre les solutions les mieux adaptées. Elle souligne que, à cet égard, le recours à des modalités d’action tendant à mettre en difficulté la prise en charge des patients et des professionnels en poste, ne constitue pas la réponse la mieux adaptée à la sécurité de tous.

Source : communiqué de presse – Direction de la communication de l’AP-HP

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