Vaccination : les CHU mobilisés pour la semaine européenne 23-29 avril

Augmenter la couverture vaccinale et expliquer les enjeux de cette protection, telle est l'ambition des CHRU qui mobilisent leurs équipes durant la semaine européenne de la vaccination. Initiée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette campagne se déroule du 23 au 29 avril 2010. Les CHRU, acteurs majeurs de santé publique relaient l'événement en menant des actions de proximité. Exemples en région Centre et à Dijon…

Augmenter la couverture vaccinale et expliquer les enjeux de cette protection, telle est l’ambition des CHRU qui mobilisent leurs équipes durant la semaine européenne de la vaccination. Initiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), cette campagne se déroule du 23 au 29 avril 2010. Les CHRU, acteurs majeurs de santé publique relaient l’événement en menant des actions de proximité. Exemples en région Centre et à Dijon…

Dijon programme une journée portes ouvertes pour inciter le public à venir se faire vacciner gratuitement et sans rendez-vous au Dispensaire du CHU et une exposition « planète Vaccination ». Le 27 avril, l’équipe du centre de vaccination du CHU invite les professionnels de la santé à une soirée conférence où seront abordés les sujets d’actualité comme la rougeole, les infections invasives à méningocoque, la perception des vaccinations par les médecins et la population et la vaccination antigrippale pandémique 2009…

A Orléans, la promotion de la vaccination passe par des échanges directs entre professionnels et grand public. Médecins et infirmières du CHR répondront aux interrogations des orléanais et des hospitaliers. Une mise à jour des vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, les oreillons, la rubéole, la coqueluche, l’hépatite B sera proposée et pour ce faire, le dispensaire de vaccinations gratuites étendra ses horaires d’ouverture et sa présence sur les deux sites (hôpital de la porte Madeleine et de la Source) durant toute la semaine de la vaccination.

Tours organise une table ronde à l’attention des élèves sages-femmes, puéricultrices, médecins et d’une manière générale de tous les professionnels en lien avec la petite enfance et les jeunes adultes. Cette conférence sera animée par des médecins de santé publique, un infectiologue, un pédiatre, un gynécologue-obstétricien, une sage-femme. Objectif : inciter les professionnels de santé à sensibiliser les futurs parents sur l’importance de la vaccination. En effet, le projet d’accueil d’un enfant et sa naissance sont des moments-clefs pour mettre à jour leur calendrier vaccinal. Ainsi, des pathologies aux conséquences potentiellement graves pour le foetus, le nourrisson et l’enfant pourraient être évitées par une vaccination de l’entourage proche, aussi bien avant la grossesse, qu’après l’accouchement.

Au niveau national, l’accent est mis sur trois vaccination : la rougeole, l’hépatite B et la coqueluche
La rougeole La rougeole reste une des premières causes de mortalité infantile évitable par la vaccination, dans le monde. Or, les données actuelles témoignent d’une circulation active du virus depuis 2008 en France, notamment en Indre-et-Loire.
Une augmentation significative de la proportion de cas chez les moins de 1 an et les 20-29 ans a été observée entre 2008 et 2009. Ce constat est préoccupant car les complications sont plus fréquentes et sévères dans ces groupes d’âge. Il souligne le niveau d’immunité insuffisant des jeunes adultes et l’importance des recommandations vaccinales dès 9 mois pour les enfants en collectivité. En France, depuis 2009, deux personnes sont décédées suite à des complications de la rougeole et 28% des cas ont été hospitalisés. La couverture vaccinale reste insuffisante.
Sources : InVS, BEH rougeole n° 39-40 du 20 octobre 2009

L’hépatite B
La France fait partie des pays de faible prévalence de l’Hépatite B. Mais l’estimation de 2 500 nouvelles infections par le Virus de l’Hépatite B (VHB) tous les ans, d’environ 300 000 porteurs chroniques, et de 1 300 décès directement imputables à ce virus montre que cette infection y demeure un problème de santé publique, alors qu’existe depuis 15 ans une recommandation vaccinale pour les nourrissons, préadolescents et sujets à risque.
La vaccination contre le VHB est « en panne » en France, avec une couverture vaccinale de 50% en région Centre chez les élèves scolarisés en 6ème en 2007. Le plan de lutte contre les hépatites B et C (2009-2012) inclut des objectifs de renforcement de la vaccination contre le VHB.
Sources : BEH n° 20-21 du 19 mai 2009 Vaccination contre l’hépatite B, la rougeole, les oreillons et la rubéole : quelle couverture pour les enfants en 6ème en région Centre– ORS Centre – décembre 2007

La coqueluche
Compte tenu de la recrudescence des cas de coqueluche, parfois graves, observés chez de très jeunes nourrissons, souvent contaminés par leurs parents ou leur milieu familial, la France a adopté en 1998 un 1er rappel entre 11 et 13 ans et en 2008 un 2ème rappel pour les jeunes adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou années à venir, ainsi que les personnels soignants dans leur ensemble, n’ayant pas eu de vaccination contre la coqueluche au cours des dix dernières années. Cette stratégie dite du « cocooning » souligne l’intérêt d’une protection indirecte du nourrisson, trop jeune pour être lui-même vacciné.
Sources : InVS, Données annuelles du réseau de surveillance hospitalier Renacoq

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.