Vaccins : êtes-vous à jour ? En Côte d’Or, le CHU acteur de la prévention

A chaque âge ses vaccins. Tel est le message de santé publique porté par le CHU de Dijon dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination du 25 au 30 avril 2016. Méningocoque C, coqueluche ou rougeole... Se vacciner, c'est se protéger et protéger les autres contre les nombreuses maladies infectieuses. Pour relayer et faire vivre ce message en Côte d'Or, le Centre départemental de vaccination du CHU Dijon Bourgogne tient des stands d’information à Chenôve Dijon, Beaune et Châtillon et accueillera le public dans ses locaux durant les journées portes ouvertes des 2,3 et 4 mai.
A chaque âge ses vaccins. Tel est le message de santé publique porté par le CHU de Dijon dans le cadre de la Semaine européenne de la vaccination du 25 au 30 avril 2016. Méningocoque C, coqueluche ou rougeole... Se vacciner, c’est se protéger et protéger les autres contre les nombreuses maladies infectieuses. Cette consigne posée, il subsiste des questions : Les vaccins sont-ils sûrs ? Est-ce que je peux me faire vacciner si je suis enceinte ? Peut-on recevoir plusieurs vaccins en même temps ? J’ai 45 ans, y a-t-il des rappels à faire ? Les professionnels de santé sont là pour répondre aux interrogations et conseiller. Pour les aider à remplir cette mission, les institutions mondiales et nationales (OMS, ministère, agences sanitaires…) organisent des campagnes et éditent des supports. Ainsi pour se repérer parmi les injections et rappels, un calendrier vaccinal fixe clairement les recommandations à tous les âges : nouveau-nés, petite enfance, adolescence, âge adulte, après 45 ans et 65 ans.
En Côte d’Or, la campagne de prévention nationale est relayée par le Centre départemental de vaccination du CHU Dijon Bourgogne en collaboration avec les professionnels de santé, des collectivités territoriales et les acteurs associatifs. L’équipe tiendra des stands d’information à Chenôve Dijon, Beaune et Châtillon et accueillera le public dans ses locaux durant les  journées portes ouvertes des 2,3 et 4 mai.
Le rôle primordial de la vaccination dans la lutte contre les maladies infectieuses
Un grand nombre de personnes vaccinées au sein de la population permet de réduire la diffusion d’une maladie et le risque d’épidémie ; certaines maladies peuvent être éliminées voire éradiquées. Ainsi, la vaccination systématique contre la poliomyélite a permis d’éliminer cette maladie en France ; et la vaccination généralisée contre la variole dans le monde l’a totalement fait disparaître.
Questions réponses extraites du dossier de presse "Semaine Européenne de la Vaccination 25 au 30 avril 2016"
Les vaccins sont-ils sûrs ?
Comme pour tout médicament, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) intervient dès la phase des essais cliniques pour s’assurer de la sécurité des vaccins. Il existe une procédure européenne d’autorisation de mise sur le marché et les vaccins autorisés font l’objet d’une surveillance rigoureuse au niveau international des effets indésirables qui sont répertoriés. L’objectif de cette surveillance est de s’assurer que les vaccins mis en vente ne font courir aucun risque aux utilisateurs. En France, l’ANSM surveille continuellement tous les médicaments qui sont mis sur le marché et évalue régulièrement la balance bénéfice / risque des vaccins. Tous les effets indésirables peuvent être déclarés facilement sur le site internet de l’ANSM (www.ansm.sante.fr).
A quoi servent les adjuvants ?
Les vaccins contiennent des adjuvants. Certains sont à base d’aluminium, ils permettent de stimuler la réponse immunitaire induite par le vaccin et donc d’en renforcer l’efficacité. L’aluminium est utilisé dans la plupart des vaccins dans tous les pays du monde depuis plus de 60 ans. Des traces d’aluminium peuvent rester autour du point d’injection pendant plusieurs années mais il n’a jamais été démontré que l’aluminium était associé à des maladies musculaires ou des maladies générales particulières. Aucune donnée ne permet de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium.
Le thiomersal est un composé organique contenant du mercure. Il est ajouté à certains vaccins comme agent conservateur. C’est l’agent conservateur le plus fréquemment utilisé pour les vaccins qui se présentent en flacons multidoses. En France, il n’est pas utilisé dans les vaccins unidoses. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune preuve scientifique attestant que le thiomersal utilisé dans les vaccins présente un risque pour la santé.
Quels sont les effets indésirables des vaccins ?
Une douleur au point d’injection ou une légère fièvre qui disparaît généralement en moins de deux jours après la vaccination, est la manifestation la plus fréquente après la vaccination.
Les effets indésirables graves sont extrêmement rares (ils font l’objet d’un suivi et de recherches approfondies) et les dangers liés aux maladies évitables par la vaccination sont beaucoup plus grands que les risques d’une réaction sévère à un vaccin.
Je pars en vacances à l’étranger, dois-je me faire vacciner ?
Oui, il est important d’être à jour de ses vaccinations quand on part à l’étranger. Certaines maladies disparues ou inconnues en France existent encore dans de nombreux pays. C’est le cas, par exemple, de la poliomyélite encore présente dans certains pays d’Afrique ou d’Asie, et des hépatites A et B qui sont fréquentes en Afrique, Asie et Océanie. En outre, pour se rendre dans certains pays des vaccins spécifiques sont obligatoires (par exemple celui contre la fièvre jaune).
Il est donc important de consulter son médecin, de préférence deux à trois mois avant le départ. Il fera le point avec vous sur les vaccinations recommandées en fonction de l’endroit où vous allez, la durée du voyage et les conditions du séjour. Il vérifiera aussi que tous vos vaccins sont à jour. Vous pouvez également vous rendre dans les centres internationaux de vaccination agréés pour certains vaccins.
Peut-on recevoir plusieurs vaccins en même temps ?
Oui, car les données scientifiques montrent que l’administration de plusieurs vaccins en même temps n’est absolument pas dangereuse pour le système immunitaire. Un banal rhume ou une affection de la gorge stimulent plus le système immunitaire que l’administration des vaccins.
L’amélioration de l’hygiène fera-t-elle disparaître les maladies et ainsi rendra-t-elle inutiles les vaccins ?
Non, si nous mettons fin aux programmes de vaccination, les maladies contre lesquelles nous pouvons nous faire vacciner aujourd’hui réapparaîtront. S’il est vrai qu’une meilleure hygiène, le lavage des mains et l’eau potable contribuent à réduire la transmission des maladies infectieuses, de nombreuses infections peuvent encore se propager, quel que soit notre degré de propreté. En ne se vaccinant pas, des maladies devenues rares, telles que la poliomyélite et la diphtérie, ressurgiront rapidement.
Pour en savoir sur la Semaine de la vaccination, se reporter aux publications de l’Inpes : http://www.inpes.sante.fr/semaine-vaccination/index.asp

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