Cardiologie : suivi sur mesure pour patients à risque

Pour éviter une rechute après la pose d'un stent coronaire (ressort utilisé pour dilater une artère lorsqu'elle est bouchée), les patients à risque sont revus en consultation spécialisée. Depuis un an, près de 300 personnes ont bénéficié de ce suivi sur mesure. Elles ont été repérées grâce à un test développé par les équipes des Pr Bonnet et Alessi de la Timone.

Pour éviter une rechute après la pose d’un stent coronaire (ressort utilisé pour dilater une artère lorsqu’elle est bouchée), les patients à risque sont revus en consultation spécialisée. Depuis un an, près de 300 personnes ont bénéficié de ce suivi sur mesure. Elles ont été repérées grâce à un test développé par les équipes des Pr Bonnet et Alessi de la Timone.

Après la pose d’un stent coronaire, les patients doivent prendre un traitement anti-agrégeant plaquettaire (aspirine + clopidogrel) qui réduit le risque de formation d’un caillot dans le stent. Or, certaines personnes sont « résistantes » à ce traitement. Elles ont donc plus de risques d’être victimes d’une thrombose de stent, complication rare mais potentiellement très grave.

Afin de détecter ces patients résistants aux traitements habituels, les Dr Quilici et Cuisset ont ouvert une consultation spécialisée au sein du service de cardiologie du Pr Bonnet à la Timone, en collaboration avec le laboratoire d’hématologie des Pr Juhan-Vague, Alessi et Morange ainsi que du Dr Frère.
Grâce à leurs travaux de recherche, les équipes ont validé des tests plaquettaires et proposent aux malades un traitement individualisé et renforcé si besoin, en fonction des résultats.

Ce type de consultation plaquettaire est très nouveau en France et l’AP-HM avec la Timone est, avec la Pitié-Salpétrière, l’un des deux centres pilotes dans ce domaine.

Ce suivi a également permis aux cardiologues de la Timone de constater un fait inquiétant : près de 15% des malades ne suivent pas leur traitement après la pose d’un stent, ce qui les expose à un risque élevé de récidives. D’où la nécessité de renforcer l’éducation de ces patients pour améliorer leur compliance au traitement.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.