Imagerie 4D : Nancy 1er site français équipé

La représentation en 3D franchit une nouvelle étape avec l'intégration d'une 4ème dimension : le temps. 256 coupes par rotation au lieu des 64 actuelles, c'est un volume d'exploration supérieur et donc une couverture plus large et de meilleure qualité des organes scannés en un temps moindre. Après le Japon et les Etats-Unis, la France à travers le CHU de Nancy se dotera de cette nouvelle technologie en 2008.

La représentation en 3D franchit une nouvelle étape avec l’intégration d’une 4ème dimension : le temps. 256 coupes par rotation au lieu des 64 actuelles, c’est un volume d’exploration supérieur et donc une couverture plus large et de meilleure qualité des organes scannés en un temps moindre. Une seule rotation est suffisante pour visionner un organe ou une articulation : jusqu’ici une belle performance technologique permettant d’améliorer la précision du rendu visuel. Mais la grande innovation vient de l’intégration de la notion du temps dans cette approche du diagnostic : l’image scannée n’est plus figée mais permet d’examiner par exemple, les battements d’un coeur en temps réel. Une avancée considérable permettant de repérer des anomalies non décelables jusqu’à présent avec un scanner.

Après le Japon et les Etats-Unis, la France à travers le CHU de Nancy se dotera de cette nouvelle technologie en 2008. Dans le cadre d’une collaboration avec le fabricant Toshiba, le nouvel appareil sera utilisé dans sa version pré-commerciale par le service d’imagerie du Pr Alain Blum.

La nouveauté a été présentée durant le 4ème Symposium Scanner volumique multicoupe des 17 et 18 septembre 2007 au Palais des Congrès de Nancy. Experts allemands, canadiens et japonais (le Pr Kazuhiro Katada) y ont partagé leur expérience des dernières innovations en matière de scanographie.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Simuler un attentat ou une tempête pour préparer aux situations d’urgence 

Après l’impressionnant déploiement du “Shelter”, hôpital mobile du CHU de Toulouse, ce fut au tour du projet “SENS” d’être présenté lors de la dernière édition de SantExpo. SENS, ou autrement dit un centre de simulation environnementale et neurosensorielle de 140 m2, ayant la capacité de recréer diverses situations extrêmes pour préparer au mieux les professionnels de l’urgence à des crises majeures. Un projet attendu sur le site de l’hôpital Purpan en 2024.

A Santexpo, des CHU de France en transition(s)

Pour la deuxième année consécutive, les 32 CHU ont affiché leur unité à l’occasion de Santexpo, salon qui a réuni du 23 au 25 mai l’écosystème de la santé. S’il est difficile d’évaluer les retombées réelles pour les établissements, ce rassemblement sur deux stands et une même bannière (CHU de France) aura eu le mérite de faire valoir un certain nombre de thèmes, dont les transitions numérique, écologique ou sociale au sein de l’hôpital. A défaut d’énumérer tout ce que nos caméras ont pu capter d’échanges sur ces trois jours, la rédaction vous propose de revivre dix temps forts.

Vincent Vuiblet : “L’IA va profondément modifier l’ensemble des fonctions hospitalières.” 

Connaissance des maladies, aide aux diagnostics, dépistage précoce, prise en charge des patients, prédiction de l’efficacité des traitements ou encore suivi des épidémies… dans la santé comme dans d’autres domaines, l’Intelligence artificielle est promise partout. Si les perspectives semblent vertigineuses, difficile de saisir ce que cette évolution technologique, que certains appréhendent comme une “révolution”, implique réellement. A l’occasion de SantExpo, nous avons interrogé Vincent Vuiblet, Professeur de médecine au CHU de Reims et directeur de l’Institut d’Intelligence Artificielle en Santé Champagne Ardenne depuis 2020, sur ce sujet particulièrement d’actualité. L’occasion pour lui de nous éclairer, de balayer aussi un certain nombre d’idées reçues et de fantasmes.

Le CHU de Bordeaux aux petits soins avec ses nouveaux internes

Le 15 mai dernier, deux cent six nouveaux internes ont été accueillis au Grand Théâtre, bâtiment phare de la capitale girondine et propriété du CHU de Bordeaux. Un événement en grandes pompes voulu par Yann Bubien, peu de temps après son arrivée en tant que Directeur général.

A saint-Étienne, cette nouvelle clinique soigne les champions comme les sportifs du dimanche

Ouverte depuis novembre dernier, la Clinique Universitaire du Sport et de l’Arthrose (CUSA) accueille dix-sept praticiens travaillant de concert pour soigner les problématiques qui entourent l’appareil locomoteur. Et si son plateau technique de pointe voit défiler les sportifs de haut niveau comme les amateurs, c’est une autre population, touchée par l’arthrose et autres douleurs articulaires, qui prend massivement rendez-vous. Reportage.