Le CHU applique le principe de précaution maximale

Un cas de suspicion de la forme classique (forme dégénérative sporadique) de maladie de Creutzfeldt-Jakob chez un patient âgé du CHU a été signalé à l'unité d'hygiène de l'établissement.

Des examens complémentaires cliniques et biologiques sont en cours pour confirmer ou contredire cette suspicion.
Conformément aux directives de la circulaire de la Direction Générale de la Santé du 14 mars 2001 sur la réduction des risques de transmission « d’agents transmissibles non conventionnels », le CHU a pris des mesures strictes de précaution.

Un examen endoscopique du tube digestif chez ce patient ayant été réalisé, le risque de transmission de la maladie par contact avec les formations lymphoïdes de cet organe ne peut être totalement exclu dans l’état actuel des connaissances.

En conséquence, il a été vérifié que l’endoscope utilisé avait bien été désinfecté conformément à la procédure utilisée par le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales du CHU (CLIN).
A cette occasion, il a été constaté que, lors de cette désinfection, d’autres endoscopes avaient pu entrer en contact avec le premier.

Devant cet ensemble de faits, une réunion exceptionnelle du CLIN a été organisée en urgence. Considérant que l’on ne peut totalement exclure un risque de contamination par contact entre les endoscopes dans le cas d’espèce, le CLIN a recommandé d’appliquer un principe de précaution maximale.

La Direction Générale a décidé la mise sous séquestre de l’ensemble des endoscopes concernés jusqu’à ce qu’un diagnostic puisse être posé pour le patient ou qu’un avis contraire des autorités sanitaires autorise la levée totale ou partielle des mesures. Les autorités sanitaires ont été dûment informées des mesures prises.

La Direction du CHU a pris toutes les mesures permettant la poursuite d’une activité normale d’endoscopie.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dossier : L’endométriose

En Janvier 2022, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, maladie gynécologique mieux connue depuis quelques années et qui touche aujourd’hui une femme sur dix. Notre dossier.

Urgences : “La régulation médicale apparaît comme une solution pertinente pour garantir la qualité de la prise en charge”

Responsable d’une “mission flash” d’un mois pour les urgences – déjà contestée par plusieurs organisations qui craignent un énième rapport sans réelle traduction en actes -, François Braun était présent quelques jours auparavant au Salon Santexpo pour parler du Services d’accès aux soins. Le Chef du pôle Urgences santé mentale au CHR de Metz-Thionville et président de Samu-Urgences de France voit dans le SAS, déjà déployé sur vingt-deux sites pilotes en France, qu’il une solution de désengorgement efficace des urgences. Explications.