Maladie de Whipple : Première culture de la bactérie

L'équipe du Professeur Didier Raoult vient de publier dans le New England Journal of Medicine la première culture de la bactérie de la maladie de Whipple.

L’équipe du Professeur Didier Raoult vient de publier dans le New England Journal of Medicine la première culture de la bactérie de la maladie de Whipple.
La bactérie responsable d’une maladie rare mais potentiellement mortelle, la maladie de Whipple, avait déjà été cultivée pour la première fois à Marseille dans l’UMR6020 en 2000 à partir d’un prélèvement cardiaque.

Toutefois, la bactérie est retrouvée assez fréquemment dans les selles des patients, dans les populations les plus exposées, parmi lesquelles les égoutiers. Un moyen de culture extrêmement original a permis de cultiver pour la première fois cette bactérie à partir des selles, alors qu’elle n’y avait été détectée que par des moyens indirects. En montrant que la source d’infection des patients est vraisemblablement d’origine fécale, cette technique permettra de mieux comprendre l’étendue des infections provoquées par la bactérie.
Cette maladie a été décrite pour la première fois en 1907 par un médecin américain, George Whipple.

Les manifestations cliniques sont variées (diarrhée, amaigrissement, douleur abdominale, pigmentation cutanée) et ne sont pas vraiment spécifiques, entraînant parfois un retard diagnostique. L’évolution spontanée de la maladie est longue, marquées par des épisodes de rémission et de rechutes pouvant évoluer jusqu’à la mort en l’absence de traitement.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

CHU de Clermont-Ferrand : une pré-plainte pour dire stop aux violences conjugales

L’an dernier, un dispositif de pré-plainte simplifiée a été mis en place aux urgences de Gabriel Montpied, afin de venir en aide aux victimes de violences conjugales. Un an après, les soignants impliqués continuent d’en affiner le contenu pour plus d’efficacité. A travers ce long format, Réseau CHU revient sur la genèse de cette PPS à l’hôpital et, à travers elle, sur l’ampleur d’un phénomène de société qui touche essentiellement les femmes.

Maternité écologique : « il y avait une volonté des soignants de changer les pratiques »

Le 18 décembre 2021, la maternité du CHU de Clermont-Ferrand est devenue la première maternité de type III écoresponsable de France. Depuis, plusieurs actions et protocoles dans la prise en charge de la mère et du nourrisson ont été mis en place par ses équipes. De quels sujets parle-t-on et qu’ont-ils d’écoresponsable ? La réponse avec Emilie Blanchet, sage-femme coordinatrice du projet.