Toulouse devient centre de coordination national «médicaments et grossesse»

L’équipe «Médicaments, reproduction, grossesse et allaitement» du service de pharmacologie médicale et clinique du CHU de Toulouse, a été choisie pour assurer la mise en place et la coordination d’un Réseau national permettant de renforcer la vigilance concernant les risques liés à l’exposition médicamenteuse au cours de la grossesse. Un choix qui témoigne de l’excellence des équipes hospitalières toulousaines.

L’équipe «Médicaments, reproduction, grossesse et allaitement» du service de pharmacologie médicale et clinique du CHU de Toulouse, a été choisie pour assurer la mise en place et la coordination d’un Réseau national permettant de renforcer la vigilance concernant les risques liés à l’exposition médicamenteuse au cours de la grossesse. Un choix qui témoigne de l’excellence des équipes hospitalières toulousaines.
C’est dans le cadre de l’appel à candidatures 2018 « Réseaux nationaux structurants » de l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé, que l’équipe du service de pharmacologie médicale et clinique de Toulouse, dirigée par le Pr Jean-Louis Montastruc, a été choisie.
Le premier réseau national d’experts dans le domaine de l’exposition médicamenteuse au cours de la grossesse, baptisé REGARDS (REproduction Gestation And Risk of DrugS) rassemblera pour la première fois au niveau national des partenaires ayant des domaines de compétences complémentaires : pharmacologie médicale, évaluation de la balance bénéfices-risques lors de la prise de médicaments pendant la grossesse, épidémiologie, mathématiques et statistiques, et informatique.
Ces différents domaines d’expertise sont en effet indispensables pour atteindre les objectifs de ce réseau: la surveillance de l’exposition aux médicaments pendant la grossesse ; la détection de signaux pour augmenter la réactivité lors d’alertes et la quantification du risque tératogène, foetotoxique et à long terme.
Le projet sera coordonné par le Dr Isabelle Lacroix, Praticien hospitalier en pharmacovigilance et pharmacoépidémiologie, avec le Dr Christine Damase-Michel, maître de conférence/praticien hospitalier, le Pr Agnès Sommet et le Dr Justine Bénévent, assistante hospitalo-universitaire en pharmacologie médicale au CHU.

Une équipe à la pointe de l’expertise

L’équipe, qui a publié plus de 50 articles scientifiques dans des revues internationales médicales et de spécialité, travaille depuis plus de 20 ans sur le sujet de « médicaments et grossesse ».
Elle a mis en place plusieurs bases de données de référence, parmi lesquelles :
EFEMERIS, qui croise les données de prescription de médicaments pendant la grossesse et les issues de grossesse, et permet notamment l’évaluation du risque des médicaments pendant la grossesse. Cette base de données contient actuellement plus de 125 000 couples « femme-issue de grossesse » et s’enrichit tous les ans de 10 000 femmes de Haute-Garonne.
POMME, qui contient des données sur l’exposition aux médicaments depuis la vie intra-utérine jusqu’aux 7 ans des enfants. Cette base de données, qui s’appuie sur une cohorte d’enfants suivis depuis sept ans, a pour objectif d’évaluer les effets au long cours des médicaments pris par les mères pendant la grossesse.
HOMERE, base de données régionale qui croise les données de prescription de médicaments chez les hommes (Assurance Maladie) avec les données du Centre d’infertilité du CHU de Toulouse et qui a pour objectif d’évaluer les effets des médicaments sur la fertilité masculine. Elle a été créée en 2014.
Pour la mise en place de ces bases de données et leur exploitation, l’équipe a répondu à de nombreux appels d’offres et obtenu des financements pour un montant total de plus de 800 000 €.
A noter, que deux autres projets Européens sont en cours, l’un avec l’Agence européenne du médicament, l’autre dans le cadre d’un IMI (Innovative Medicines Initiative) de la Commission Européenne.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Au chevet des brûlés

Il y a quinze jours, nous mettions en ligne notre reportage vidéo tourné au centre de traitement des brûlés du CHU de Nantes, l’un des huit en France à prendre en charge les adultes comme les enfants. Dans ce service, une dizaine de métiers et d’expertises se mêlent au quotidien. Nous associons aujourd’hui les mots à l’image pour mieux rendre compte de ce qu’implique le soin de la brûlure, une pathologie répandue (400 000 personnes touchées tous les ans), complexe dans sa prise en charge, violente pour les corps et les esprits. Reportage.

Arrêt cardiaque : être préparé pour sauver demain

Dans les locaux du SAMU 44 (CHU de Nantes), le Centre d’Enseignement aux Soins d’Urgences (CESU) forme les professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence. Il y a quelques semaines, nous avons suivi une matinée intense de formation à destination d’étudiants en troisième année de médecine, centrée sur l’arrêt cardiaque. Reportage.

Renaissance des urgences de Jeanne de Flandre

Le CHU de Lille inaugure ce mois-ci ses nouvelles urgences gynécologiques et obstétricales, situées au sein de l’Hôpital Mère-Enfant Jeanne de Flandre. Au-delà de la rénovation du service, c’est l’ensemble de la prise en charge des patientes qui a été rebâtie. Un atout de plus à destination de la femme, du nouveau-né ou de l’enfant.