Un nouveau projet article 51 autorisé en Bretagne

L’expérimentation « Prise en charge régionale du diabète gestationnel autour de la télésurveillance », porté par le CHRU Brest et le CHRU de Rennes, propose de développer et faire reconnaître la télésurveillance médicale dans la prise en charge spécialisée du diabète gestationnel. Il s’agit du 3ème projet autorisé en région Bretagne.

L’expérimentation « Prise en charge régionale du diabète gestationnel autour de la télésurveillance », porté par le CHRU Brest et le CHRU de Rennes, propose de développer et faire reconnaître la télésurveillance médicale dans la prise en charge spécialisée du diabète gestationnel. Il s’agit du 3ème projet autorisé en région Bretagne.
Le projet s’adresse aux femmes présentant un diabète gestationnel suivies par un gynécologue obstétricien hospitalier ou libéral en Bretagne et prises en charge par un diabétologue, afin d’assurer une prise en charge complète y compris l’éducation thérapeutique, le suivi des glycémies, homogène et permanent au cours de la grossesse.
Validé par le Comité National de l’Innovation en Santé le 30 juillet pour une durée de 18 mois, il propose une rémunération forfaitaire par patiente et par grossesse, dans le but d’améliorer la qualité et la pertinence des soins. Il permet notamment de compléter le dispositif actuel de télésurveillance du diabète (programme ETAPES) qui n’inclut pas les femmes enceintes.
En plus des deux CHU, le projet concerne les centres hospitaliers de Morlaix, Saint-Brieuc, Vannes, Quimper, Landerneau, Fougères, Dinan, Vitré ainsi que des cabinets libéraux à Morlaix, Brest et Rennes.
Une prise en charge forfaitaire est proposée, avec :
• Une prise en charge diabétologique initiale comprenant un entretien individuel avec le médecin effectuant la télésurveillance, une éducation thérapeutique du patient (ETP) (en l’absence de programme reconnu et financé par l’ARS),
• La fourniture d’une solution technique de télésurveillance (système Candiss),
• La télésurveillance médicale hebdomadaire au minimum,
• Les consultations médicales et paramédicales nécessaires au suivi spécialisé.

Résultats

Une accessibilité des données au sein du territoire est possible en accord avec la patiente pour faciliter la permanence des soins et de la prise en charge.
Le financement de l’expérimentation provient de deux fonds :
• Le fonds pour l’innovation du système de santé (FISS) pour la prise en charge du volet dérogatoire à hauteur de 696 900€ pour 1 580 femmes et 899 845€ pour 2 055 femmes pour les 18 mois.
• Le fonds d’intervention régional (FIR) pour le volet crédit d’amorçage et crédit d’ingénierie à hauteur de 23 410€ pour les 18 mois.
L’expérimentation sera évaluée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) et la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) et permettra d’élaborer un rapport au Conseil d’Etat qui décidera du potentiel d’entrée dans le droit commun de cette télésurveillance.

Commentaires

Il n’y a pas encore de commentaire pour cet article.

Sur le même sujet

Dépistage du mélanome : ce scanner crée un avatar numérique de la peau 

Il y a quelques semaines, le Vectra 3D prenait ses quartiers dans le tout nouveau centre de dépistage automatisé du mélanome Marseille, situé à l’hôpital de la Conception (AP-HM). Concrètement, il permet à un patient qui aurait de nombreux grains de beauté de voir l’ensemble de sa peau scannée en images haute définition et reconstituée sous la forme d’un avatar numérique. Une avancée importante dans le dépistage du mélanome, véritable problème de santé publique. Reportage.

Quartiers nord de Marseille : un centre de santé unique rattaché à l’AP-HM

Nous avions déjà entendu Michel Rotilly parler du centre de santé des Aygalades, structure multidisciplinaire rattachée à l’AP-HM. C’était au mois de mai à Paris. La fracture territoriale entre les quartiers nord et le reste de la cité phocéenne, illustrée entre autres par un taux élevé de mortalité durant la crise du COVID, avait servi de préambule à la présentation du centre, unique en son genre. Deux mois plus tard, nous le retrouvons sur place pour en comprendre le fonctionnement et les enjeux au quotidien. Entretien.

Céline Meguerditchian : “la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu un combat au quotidien”

Lorsque nous rencontrons Céline Meguerditchian dans son bureau, nous savons déjà que l’interview ne sera pas un entretien fleuve. Car pour celle qui a été nommée cheffe des urgences adultes de la Timone (AP-HM) il y a six mois, le temps est un luxe. Entre les appels qui ne s’arrêtent jamais, elle aura néanmoins réussi à nous parler durant une vingtaine de minutes de sa mission, du fonctionnement d’un service en sous-effectif qui doit compter sur des docteurs junior en plein été, et de ce qui fait de la médecine d’urgence à l’hôpital public est devenu « un combat » au quotidien.

Gaétan Basile, taulier tranquille des ECN

Et dire qu’à quelques heures près, on aurait pu le rater. Ciao Bordeaux, bonjour Capbreton ! Tout cela pour une histoire de vacances bien méritées après une sixième année de médecine particulièrement dense. Silhouette longiligne et sourire réservé, Gaetan Basile incarne plutôt bien la force tranquille. Lorsqu’on le retrouve pour parler de sa première place aux concours des ECNi sur plus de 9000 candidats, le Landais de 23 ans, auréolé de la réussite, répond avec calme et simplicité. Sans jamais s’enflammer.

Fumagilline, itinéraire d’une réapparition

L’information a été reprise par plusieurs médias. Pour soigner un jeune patient, les Hospices Civils de Lyon ont recréé un médicament disparu de la circulation : la fumagilline. Si ce dernier fait office de remède miracle, sa fabrication tient davantage de l’abnégation des équipes du CHU qui, à l’heure actuelle, se battent pour en pérenniser la production.